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Irak, un an après : Une nouvelle école pour les enfants chrétiens réfugiés

DR / Diane de Fortanier
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Une nouvelle école vient d’être inaugurée par le cardinal Barbarin et le patriarche Sako afin de scolariser 900 enfants chrétiens réfugiés d’Irak.

Le cardinal Barbarin et le patriarche Sako coupaient dimanche le ruban de l’école Saint-Irénée, construite grâce à trois fondations françaises. Un établissement indispensable pour que ne se constitue pas de génération sacrifiée.

Relancer la vie de famille

"Quand les enfants ne vont pas à l’école, les familles vont mal." Le discours de Mgr Barbarin est traduit en arabe par le patriarche chaldéen Louis-Raphaël Sako aux réfugiés et aux officiels venus assister en nombre à l’inauguration de l’école Saint-Irénée à Ankawa, la banlieue chrétienne d’Erbil. Protégés par une grande tente bariolée du soleil qui darde sur le Kurdistan irakien ses rayons brûlants en cette fin d’après-midi, les quelques dizaines d’enfants de déplacés qui assistent à l’inauguration de leur future école ont du mal à rester en place. "Normalement, on ne vient pas à l’école le dimanche, mais aujourd’hui ce n’est pas n’importe quel dimanche : nous sommes le 28 juin, c’est la saint Irénée", poursuit le cardinal. Pour que l’inauguration puisse avoir lieu le jour de la fête patronale de l’école, le primat des Gaules a célébré la solennité la veille dans son diocèse et les ouvriers ont travaillé jusqu’à 4 h du matin pour achever les locaux.

900 enfants dans 18 classes

À la rentrée, le 1er octobre, 900 enfants seront scolarisés dans les 18 salles de classes financées par trois fondations françaises. Déjà très engagées auprès des déplacés de la plaine de Ninive chassés par l’organisation État islamique, les fondations Mérieux, Raoul Follereau et Saint-Irénée se sont associées pour bâtir en trois mois ce qui est la cinquième école dédiée aux enfants réfugiés à Ankawa. L’idée de construire un établissement scolaire est née le 6 décembre dernier, lorsque Mme Mérieux, présidente de la fondation éponyme, est venue avec la délégation de Mgr Barbarin constater l’avancement des travaux dans le "camp vertical" voisin financé par la Fondation Mérieux. Khelil Aïtout, chargé de projet à la fondation, et un architecte déplacé palestinien musulman, Jalal Barq, ont structuré le projet et dessiné les plans en collaboration avec l’archevêque syriaque catholique de Mossoul et Qaraqosh, Mgr Petros Mouche. Les travaux ont pu débuter en avril 2015, avec une main d’œuvre exclusivement composée de déplacés : charpentiers, couvreurs, plombiers, électriciens…

Des écoles pour rendre l’avenir possible

Devant les enfants qui contiennent à peine leur impatience de découvrir les cartables remplis de matériel scolaire qui les attendent, Étienne Piquet-Gauthier – directeur de la fondation Saint-Irénée – souligne qu’ils sont "l’avenir de l’Irak" et "l’avenir de la foi en Jésus-Christ dans leur pays". Le consul de France au Kurdistan, Alain Guépratte, rappelle dans son intervention en français et en arabe que "Daesh (acronyme en arabe de l’organisation État islamique, ndlr) recrute des enfants", confirmant que l’éducation est le meilleur rempart contre la barbarie car l’ignorance fait le lit de l’extrémisme.

Réfugiés dans des camps de caravanes, loin de leurs maisons qu’ils craignent à présent de ne jamais retrouver, la vie continue tant bien que mal pour les enfants qui ont la chance de poursuivre leur scolarité avec des professeurs eux-mêmes réfugiés. Et qui dit école… dit examens.

Caté, arabe, maths…

Dominique, 12 ans et une frimousse mutine, a passé son brevet en juin. Dans la caravane du camp Ashty où il réside avec ses parents et ses deux soeurs, il exhibe ses notes : 98% en catéchisme, 92% en arabe, 66% en mathématiques… "Il était premier à Qaraqosh mais maintenant il n’est que sixième, alors que ses deux soeurs sont toujours premières de leurs classes", fait remarquer sa maman, qui tente de prendre l’air fâché mais dissimule mal sa fierté en contemplant son benjamin. Tous les soirs, elle vérifie que les devoirs ont bien été faits mais elle reconnaît qu’il "ne fait plus trop d’efforts", à cause de ses "mauvaises fréquentations" : un mauvais élève et des enfants déscolarisés qui l’entraînent à faire un football en sortant de classe "alors qu’il rentrait toujours directement à la maison, quand nous étions à Qaraqosh". Mais les 45 élèves par classe et les perspectives d’avenir quasi nulles, n’encouragent pas le petit garçon qui pourtant "aime l’école" et "les sciences" à s’impliquer pour réaliser son rêve de devenir docteur comme son papa. L’examen, qui n’était "pas très dur, sauf l’anglais" pour Dominique, est surtout le sésame pour passer du collège au lycée.

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