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La réforme des collèges, ou quand le fondamental devient facultatif

© Julien PAISLEY / Service photo, photothèque du Conseil Général du Val-de-Marne / Flickr CC

https://www.flickr.com/photos/valdemarne/14088090484

Liberté politique.com - Publié le 18/05/15

Le chemin idéologique suivi par le gouvernement socialiste nous conduit droit dans le précipice. La réforme du collège de Mme Vallaud-Belkacem en est une illustration flagrante.

Le ministre part du constat qu’« en dix ans, les élèves ont régressé en français, en maths, en histoire ». Mme Belkacem en tire la conclusion étrange qu’il faut donc leur rajouter de nouvelles matières : l’informatique (les principes de base du codage, les langages simples de programmation), et des projets interdisciplinaires en groupe.

C’est absurde. Quand l’apprentissage du fondamental n’est pas maîtrisé, rajouter de nouvelles matières revient à ajouter de nouvelles difficultés. Il faudrait plutôt se concentrer sur l’essentiel. Enseigner le codage informatique à un élève qui ne sait pas résoudre une équation à une inconnue, c’est mettre la charrue avant les bœufs.

Absurde et contreproductif

De même, en observant que le niveau en langues étrangères n’est pas satisfaisant, voici que sa réforme prévoit que l’apprentissage de la seconde langue vivante commencera plus tôt, dès la 5e.

C’est encore absurde. Commencer à apprendre une LV2 une année plus tôt ne fera pas monter le niveau. Au contraire, ce sera contreproductif. Cela va alourdir l’emploi du temps déjà surchargé des collégiens, et empiéter sur l’apprentissage de la première langue vivante. Il semble plus sage de ne commencer à étudier la deuxième langue vivante qu’en 4e, après que la base de la première langue a été posée.

Une réforme idéologique

Au-delà de ces points précis, c’est l’idéologie même qui sous-tend cette réforme qui pose problème. De là découlent tous les points litigieux. C’est d’abord l’idée que tout doit être ludique, amusant, sans aucun effort. C’est un peu ce qu’on retrouve dans les projets de groupe. Ces projets « collectifs » sont destinés à apprendre « le travail en équipe ». Le rapprochement entre le vocabulaire traditionnel de la gauche (collectif) et celui du monde de l’entreprise (travail en équipe), est ici à noter et montre bien la nature idéologique de cette gauche libérale. Lire la suite sur Liberté politique

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