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Avons-nous besoin de nous confesser ?

@DR
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Ne pas se sentir affligé par ses péchés n’est pas un obstacle à la confession… bien au contraire, explique le père Mike Schmitz.

C’est une expérience très courante. Réflexion faite, pourquoi péchons-nous après tout ? L’une des principales raisons (sinon la seule !) est qu’il peut y avoir quelque chose d’agréable à pécher. Il semble que la seule raison pour laquelle nous choisissons de faire quoi que ce soit, c’est que nous sommes convaincus que cela nous rendra heureux. Et parfois, c’est le cas. Parfois, le péché nous rend heureux. 

Avec certains péchés, cette sensation d’être heureux disparaît très vite : le moment est passé et, physiquement, psychologiquement ou émotionnellement, nous sentons la blessure ou le vide. Mais d’autres fois, cela peut prendre un certain temps avant que le sentiment de mal-être s’installe vraiment. Parfois, nous ne réalisons même jamais (de manière profonde, consciente) ce que nous avons perdu tant que nous ne changeons pas de vie et ne revenons pas au Christ. J’ai parlé avec beaucoup de personnes qui ne réalisent pas comment leurs péchés vident leur vie d’amour, de joie et d’autres bonnes choses jusqu’au moment où, parfois longtemps après, ils se réconcilient avec Dieu. J’ai connu cela dans ma propre vie, moi aussi. 
  

Regretter n’est pas se repentir

Donc, si vous ne vous sentez pas mal à cause de vos péchés, cela ne vous empêche pas pour autant d’être réconciliés avec Dieu. Il  y a une énorme différence entre le regret et le repentir. Le regret prend simplement sa racine dans le sentiment. Je « me sens » mal. Ce peut être un bon premier pas, mais ce ne peut être le seul. Et ce n’est même pas une étape nécessaire. Même s’il y a quelque chose de très sain dans le fait de  « se sentir mal » d’avoir « mal agi » (preuve que votre âme est plus sensible à la réalité du péché), cela seul n’est pas un retour à Dieu. 

C’est ce qu’est le repentir. En fait, « repentir » signifie tout simplement « changer, retourner à ». Le repentir est le choix de retourner à Dieu. Vous n’avez nul besoin de regretter ce que vous avez fait (croyez-moi, cela viendra bien assez tôt). Mais vous avez besoin de prendre la décision de ne plus continuer dans ce péché particulier. Le regret n’a jamais sauvé personne. J’ai connu des personnes qui se sentaient très mal du fait de leurs péchés, mais qui refusaient d’y renoncer. Où cela les mène-t-il en fin de compte ? Toujours misérables. Et toujours pas de retour à la communion avec Dieu. Et j’ai connu aussi des personnes qui ne versaient pas une seule larme pour des péchés très graves, mais qui ont choisi d’entreprendre les étapes pour changer leur cœur et le tourner vers Dieu, et qui maintenant sont de grands signes d’espoir pour ceux qui les connaissent. 
  
Parfois on vous demandera : « Mais n’est-ce pas faire preuve d’hypocrisie si je dis que je suis désolé en confession, alors que je ne me sens pas réellement désolé ? ». Non. Il n’y a rien d’hypocrite là-dedans. L’élément principal que nous apportons en confession est une intention de nous tourner vers Dieu et nous détourner du péché. Si vous y arrivez, vous êtes en or. En outre, le plus grand signe de vraie affliction est-il quelqu’un qui pleure et pleure, mais n’essaie pas de changer, ou quelqu’un qui, les yeux secs, s’engage à faire de son mieux pour éviter de pécher à l’avenir ?  
  
Nous avons tous besoin de l’aide de Dieu pour faire cela. Si vous envisagez de recevoir le sacrement de réconciliation, comprenez que c’est à l’invitation de Dieu et pour entrer dans une vie meilleure. Même si vous ne vous « sentez pas mieux », croyez-moi vous « serez mieux ». 

Adapté de l’anglais par Élisabeth de Lavigne

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