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Fin de vie : l’Assemblée joue la modération et avale la sédation

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Voulant rassurer par le rejet de « l’assistance médicalisée active à mourir », l’Assemblée nationale adopte la « sédation profonde et continue », porte ouverte à l’euthanasie.

Surtout « ne pas brusquer la société française », c’était le mot d’ordre de Marisol Touraine, ministre de la Santé. L’Assemblée nationale s’y est ralliée…de justesse en rejetant par 89 voix contre 70 « l’assistance médicalisée active à mourir ». Mais elle a adopté l’article central de la proposition de loi de Jean Leonetti (UMP) et Alain Claeys (PS) qui autorise le recours à une « sédation profonde et continue » jusqu’au décès des malades en fin de vie. Afin de créer une fausse fenêtre avec le rejet de la « loi de liberté » prônée par l’ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité), un seul des 1000 amendements déposés par les députés UMP de l’Entente parlementaire pour la famille a été retenu : celui qui crée le droit à la formation du personnel médical à la culture palliative. (Le Figaro) Mais pas celui qui accordait la clause de conscience aux médecins se refusant à pratiquer cette « sédation profonde et continue ».  

Des euthanasies déguisées

 Le problème, c’est qu’on peut mettre sous l’expression « sédation profonde et continue jusqu’au décès » aussi bien le renforcement des pratiques visant à soulager la douleur que des euthanasies déguisées, cette sédation s’accompagnant de la privation d’hydratation et d’alimentation. Ou plutôt, non, c’est bien dans cette direction-là que regardent une majorité de députés comme le gouvernement, Manuel Valls ne faisant pas mystère qu’il s’agit d’une étape vers la légalisation de l’euthanasie stricto sensu (Alliance Vita).

Réaffirmer l’interdit de tuer

« La sédation euthanasique est d’autant plus pernicieuse qu’elle serait dissimulée et priverait, par ailleurs, les soignants de leur clause de conscience, explique le collectif Soulager mais pas tuer. Le mouvement demande donc que l’interdit de tuer soit clairement réaffirmé (…) : l’intention doit être de soulager et jamais de provoquer la mort. Les Français doivent être protégés des protocoles d’arrêt de vie qui utiliseraient la sédation assortie d’un arrêt d’hydratation pour faire mourir.»
Après avoir adopté hier soir, 11 mars, l’article central de la loi Claeys-Leonetti, l ‘Assemblée se prononcera par un vote solennel mardi prochain sur l’ensemble du texte, qui sera ensuite examiné par le Sénat. C’est en fonction de la suite des débats que se confirmera, ou non, l’appel de Soulager mais pas tuer à une manifestation nationale envisagée pour le dimanche 12 avril prochain.
 
 
 

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