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Evangile de dimanche : Un amour qu’on ne peut fractionner

Wikimedia / Florian Pépellin
vignobles
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Retrouvez chaque semaine le commentaire de l’évangile du dimanche, avec Infocatho.be, partenaire d’Aleteia.

« Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi. » C’est de sa vie que Jésus veut nous parler à travers cette parabole volontairement insolite et provocante. Nullement d’éthique économique ou de morale sociale !

Cette histoire des ouvriers envoyés à la vigne nous parle de l’appel du Père aux hommes à venir partager tout ce qu’il est. Dieu ne donne pas des choses secondaires. Il ne peut que se donner lui-même, avec excès. Dieu appelle tout au long de la Bible. Depuis le jardin d’Eden où l’homme a caché sa honte : « Homme, Où es-tu ? » (Genèse 3). Les prophètes n’ont pas arrêté de faire résonner cet appel tout au long de l’histoire. « Que le méchant abandonne son chemin, et l’homme pervers, ses pensées ! Qu’il revienne vers le Seigneur qui aura pitié de lui, vers notre Dieu qui est surabondant en pardon. Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et mes chemins ne sont pas vos chemins, déclare le Seigneur » (Première lecture)

« Faut-il que tu sois jaloux parce que je suis bon ? »  La bonté de Dieu que nous montre saint Luc : « Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait bien festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! » (Luc 15, 31-32). « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne. » –  « Amen, je te le déclare : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. » (Luc 23, 42-43)

Mais que l’ouvrier de la 11e heure reçoive le salaire de toute une journée est déjà annoncé dans le Premier testament : « Chaque jour tu lui donneras son salaire, sans laisser le soleil se coucher sur cette dette ; car il est pauvre et il attend impatiemment ce salaire » (Deutéronome 24, 15). La justice, certes indispensable, doit se parfaire en miséricorde, en gratuité et en bonté.

L’amour de Dieu ne se fractionne pas selon les mérites. Les premiers s’attendaient à recevoir davantage que les derniers. Or ils reçoivent tous une pièce d’argent c’est-à-dire le salaire « juste » qui avait été accepté par eux, permettant à chacun de manger, avec sa famille, pour une journée. Les derniers aussi doivent manger, eux et leur famille, même s’ils n’ont trouvé du travail que pour une heure. L’amour, la sainteté de Dieu, va au-delà de l’équité.

Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi,  au bon larron autant qu’à toi, au fils prodigue autant qu’à toi, à Pierre le poltron autant qu’à toi, à Paul le persécuteur autant qu’à toi…Mais le fils perdu et le larron, Pierre et Paul, n’est-ce pas toi, moi, notre assemblée eucharistique. Le Seigneur, dans sa bonté divine, nous aime tous également.

Dans une magnifique homélie pascale, saint Jean Chrysostome s’écrie : « Que celui qui a travaillé dès la première heure reçoive à présent son juste salaire ! Si quelqu’un est venu après la troisième heure, qu’il célèbre cette fête dans l’action de grâces ! Si quelqu’un a tardé jusqu’à la sixième heure, qu’il n’ait aucune hésitation, car il ne perdra rien ! S’il en est un qui a différé jusqu’à la neuvième heure, qu’il approche sans hésiter ! S’il en est un qui a traîné jusqu’à la onzième heure, qu’il n’ait pas honte de sa tiédeur, car le Maître est généreux, il reçoit le dernier aussi bien que le premier. Goûtez tous au banquet de la foi, au trésor de la bonté. Que nul ne déplore sa pauvreté, car le Royaume est apparu pour tous. »

Source : www.kerit.be

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