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Est-il possible d’être chrétien sans croire à la Résurrection ?

aleteia - publié le 18/04/14

Croire en la résurrection de Jésus-Christ est le fondement même du message chrétien.

Nous sommes chrétiens parce que nous croyons que Jésus est ressuscité et qu’il est l’unique médiateur entre Dieu et les hommes. La résurrection du Christ est l’espérance qu’un jour, tous les hommes pourront ressusciter.

Croire en la résurrection de Jésus-Christ est le fondement du message chrétien. Privée de cette vérité, la foi chrétienne serait déjà morte. La résurrection de Jésus apporte quelque chose de nouveau, qui change le monde et la condition de l’homme. Elle confère une nouvelle dimension à l’histoire humaine, à l’existence personnelle : on est avec Dieu. Cela signifie aussi que Dieu s’est manifesté vraiment et que le Christ est pour les hommes le point de référence  le plus fiable.

La foi en la Résurrection de Jésus est un aspect si essentiel pour le chrétien que Saint Paul a écrit : « Et si le Christ n’est pas ressuscité, notre message est sans objet, et votre foi est sans objet » (1Cor 15, 14).

La résurrection du Christ n’est pas seulement le miracle d’un cadavre réanimé, comme ce fut le cas pour les résurrections accomplies avec d’autres personnages bibliques comme la fille de Jaïre (cf. Mc 5, 22-24) ou Lazare (cf. Jn 11, 1-44), qui sont ramenés à la vie par Jésus mais qui, finiront un jour par mourir de mort naturelle.

La résurrection de Jésus est « l’évasion vers un genre de vie totalement nouveau, vers une vie qui n’est plus soumise à la loi de la mort et du devenir, mais qui est située au-delà de cela – une vie qui a inauguré une nouvelle dimension de l’être-homme », explique Benoît XVI, dans le deuxième tome de son livre « Jésus de Nazareth ».

Jésus ressuscité n’est pas revenu à la vie normale qu’il conduisait dans ce monde, contrairement à Lazare et d’autres défunts qu’il a ressuscités. Jésus, poursuit le pape, « est sorti vers une vie différente, nouvelle : vers l’immensité de Dieu et, partant de là, il s’est manifesté aux siens ».

La résurrection du Christ est un événement à l’intérieur de l’histoire mais qui brise, en même temps, le contexte de l’histoire et le transcende. Benoît XVI l’explique par une analogie : « si nous pouvons pour une fois utiliser le langage de la théorie de l’évolution – la plus grande « mutation », le saut absolument le plus décisif dans une dimension totalement nouvelle qui soit jamais advenue dans la longue histoire de la vie et de ses développements : un saut d’un ordre complètement nouveau, qui nous concerne et qui concerne toute l’histoire » (Homélie veillée pascale 2006).

La résurrection du Christ ne se réduit donc pas à la revitalisation d’un individu quel qu’il soit. Celle-ci ouvre à une dimension qui intéresse tous les êtres humains, une dimension qu’il a créée pour les hommes, « un nouveau milieu de vie, de l’être avec Dieu », indique le pape dans son « Jésus de Nazareth ».

En ramenant Jésus à la vie et l’élevant au sommet de sa gloire, Dieu a retourné le jugement des hommes et a exaucé la promesse faite à l’humanité dès ses origines, que la vérité et le bien, la justice et la paix triompheront.

Le mystère de la résurrection du Christ est un événement réel qui a eu des manifestations constatées historiquement comme l’atteste le Nouveau Testament. Mais il est aussi mystérieusement transcendant en tant qu’entrée de l’humanité du Christ dans la gloire de Dieu (cf. Catéchisme de l’Eglise catholique, CCC, 639 et 656).

Deux symboles de la résurrection sont reconnus comme essentiels par la religion catholique : le premier est le témoignage de personnes qui ont rencontré le Christ ressuscité. Ces témoins de la résurrection du Christ sont, avant tout, Pierre et les douze apôtres, mais pas seulement eux : Paul parle clairement de plus de cinq cents personnes auxquelles Jésus est apparu en une seule fois, en plus de Jacques et de tous les apôtres. (cf. CCC, 642 ; 1 Cor 15, 4-8).

Le second symbole est le tombeau vide sans que la main de l’homme y soit pour quelque chose. Le tombeau vide et les linges gisants signifient par eux-mêmes que le corps du Christ a échappé aux liens de la mort et de la corruption par la puissance de Dieu. (CCC, 656 et 657).

Le théologien Francisco Catão, docteur en théologie à l’université de Strasbourg, en France, et professeur au centre universitaire salésien de São Paulo, au Brésil, explique que les apôtres et les premiers disciples du Christ ont tout de suite reconnu la validité de ces signes : le tombeau vide et les apparitions de Jésus ressuscité.

Au plan rationnel, il n’y aucune raison de douter. Cela reviendrait à imaginer une non authenticité historique de tout le Nouveau Testament, à laquelle aujourd’hui, après les séismes de l’exégèse libérale et de la science mal informée, aucun auteur sérieux ne croit au niveau scientifique ».

« Le Nouveau Testament parle de la mort de Jésus et de ses premiers disciples, interprétant les signes du tombeau vide et des apparitions. Un fait affirmé solennellement et comme fondement dans les Saintes Ecritures. Animés par l’Esprit Saint, ceux-ci ont témoigné concrètement de leur foi en Jésus, vivant aux côtés de Dieu, comme nous le savons des Actes des Apôtres », affirme le théologien.

La Résurrection est la forme de l’amour qui triomphe de la mort. Ce n’est pas un acte en soi qui n’appartient qu’à la divinité du Christ. C’est la source de notre résurrection future.

Un seul peut nous protéger, « celui qui est, qui ne vient pas pour être et qui ne cesse d’être, mais qui reste quand il vient et quand il n’est plus : le Dieu des vivants qui soutient non seulement une ombre et l’écho de mon être et dont les pensées ne sont même pas une pâle copie de la réalité » (Joseph Ratzinger, « Introduction au Christianisme »).

Dans cette optique, la résurrection « est la force majeure de l’amour face à la mort. Elle prouve en même temps que l’immortalité ne peut être que le fruit du fait que l’on existe dans l’autre qui reste debout même quand je suis en morceaux » (idem).

Les récits de la résurrection de Jésus témoignent d’un fait nouveau, qui ne jaillit pas du simple cœur des disciples, mais d’un fait qui leur est arrivé de l’extérieur, qui s’est emparé d’eux malgré leurs doutes, leur donnant cette certitude que Jésus est vraiment ressuscité.

« Celui qui était dans le tombeau n’est plus là, c’est pourtant bien lui. Celui qui est passé à l’autre monde de Dieu était si puissant qu’il leur a montré, de manière palpable, que celui qui était devant eux était bien lui, qu’en lui le pouvoir de l’amour s’était vraiment révélé plus fort que le pouvoir de la mort » (idem).

La Résurrection constitue avant tout la confirmation de tout ce que le Christ lui-même a fait et enseigné. Toutes les vérités, même les plus inaccessibles à l’esprit humain, trouvent leur justification si en ressuscitant le Christ a donné la preuve définitive qu’il avait promise, de son autorité divine. (CCC, 651).

Aucun homme ne peut ressusciter un mort. Donc, si Jésus, en tant qu’homme, est ressuscité, c’est qu’il l’a été par Dieu. La résurrection de Jésus crucifié a montré qu’il était vraiment le Fils de Dieu et Dieu lui-même » (CCC, 653).

La Résurrection du Christ est l’accomplissement des promesses de l’Ancien Testament et de Jésus lui-même durant sa vie terrestre. Elle confirme la vérité de la divinité de Jésus.

La résurrection de Jésus n’est pas un acte fermé sur lui-même. C’est le début d’un processus qui s’étend à tous les hommes. Elle est le principe de notre propre résurrection, « dès maintenant par la justification de notre âme », et plus tard « par la vivification de notre corps » (CCC, 658).

« Cela n’a absolument pas été facile, ni dans l’histoire ni aujourd’hui, pour les chrétiens, d’affirmer leur foi. Mais jamais l’assistance de l’Esprit ne leur a fait défaut, sinon pour prouver la résurrection du moins pour souligner qu’elle ne peut être validement contestée par aucun type d’argumentation scientifique ou philosophique », a affirmé Francisco Catão.

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