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Témoins de Jéhovah : quatre mythes réfutés

Solène Tadié - Publié le 30/10/13

La vie éternelle, l'enfer, le paradis, Marie : l'édition italienne de Aleteia s'attache à rétablir la vérité biblique défigurée par les Témoins de Jéhovah.

Dans leur bimensuel La Tour de garde, les Témoins de Jéhovah présentent en 16 pages dans leur « Édition publique » (qui s’adresse au grand public, contrairement à la deuxième édition du mois, réservée aux fidèles) des éléments de leurs croyances fondamentales, notamment sur la Bible. Dans un numéro de novembre 2009, ces derniers avaient formulé plusieurs attaques contre la foi catholique (en se référant notamment à leur livre principal Qu’enseigne réellement la Bible ?), que l’édition italienne de Aleteia a rassemblé en quatre mythes, et qu’elle s’est employée à réfuter, point par point.

Premier mythe : « L’âme meurt avec le corps. »

Les Témoins de Jéhovah ne croient pas en l’immortalité de l’âme. Lorsque notre corps meurt, notre âme meurt également, expliquent-ils.

Ils affirment que les premiers philosophes chrétiens ont tiré leurs enseignements des philosophes grecs, qui croyaient en l’immortalité de l’âme, en se basant sur certains passages bibliques tels qu’Ezéchiel 18:4, Genèse 2:7, et Ecclésiaste 9:5-6, interprétés de manière hasardeuse.

Toutefois, la doctrine de l’immortalité de l’âme est déjà bien présente dans l’Ancien Testament : « Et que la poussière retourne à la terre, comme elle y avait été, et que l’esprit retourne à Dieu qui l’a donné» (Ec 12:7).
Et le Nouveau Testament le rappelle avec extrême clarté : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne » (Mt 10:28).

Saint Paul apporte un éclairage précieux à cet égard dans sa Lettre aux Philippiens (1:21-24): « Car Christ est ma vie, et la mort m’est un gain. Mais s’il est utile pour mon œuvre que je vive dans la chair, je ne saurais dire ce que je dois préférer. Je suis pressé des deux côtés : j’ai le désir de m’en aller et d’être avec Christ, ce qui de beaucoup est le meilleur ; mais à cause de vous il est plus nécessaire que je demeure dans la chair».  Et aussi dans le Deuxième épitre aux Corinthiens : « Nous sommes donc toujours pleins de confiance, et nous savons qu’en demeurant dans ce corps nous demeurons loin du Seigneur ; car nous marchons par la foi et non par la vue, nous sommes pleins de confiance, et nous aimons mieux quitter ce corps et demeurer auprès du Seigneur. C’est pour cela aussi que nous nous efforçons de lui être agréables, soit que nous demeurions dans ce corps, soit que nous le quittions ».

Un passage qui ne laisse pas de place au doute, et auquel on peut ajouter les mots de Jésus, adressés au voleur repenti, crucifié avec lui : «Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » (Lc 23:43).

Deuxième mythe : « L’enfer n’existe pas.»

Les Témoins de Jéhovah affirment que l’enseignement catholique sur l’enfer dérive de la pensée platonicienne et non de la Bible.

Il convient tout d’abord d’opérer une distinction nette entre les Enfers et l’enfer chrétien. Les Enfers, en effet, désignent le royaume des morts, ou celui d’Hadès, un lieu souterrain dans lequel les grecs pensaient que les morts se rassemblaient et continuaient à vivre. Il s’agit du Shéol dans la Bible hébraïque, et du Mictlan chez les aztèques. 

En ce sens, la descente aux Enfers de Jésus rapportée au chapitre 2 :31 des Actes des apôtres se réfère aux trois jours durant lesquels le corps de Jésus était dans la tombe : «C’est la résurrection du Christ qu’il a prévue et annoncée, en disant qu’il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption».

L’enfer, en revanche, désigne un châtiment éternel, annoncé dès l’Ancien Testament : « Plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, et les autres pour l’opprobre, pour la honte éternelle » (Da 12:2)

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Tags:
Bible
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