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La liberté religieuse : un avantage pour tous !

© Meeting de Rimini
Le cardinal Tauran était président du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux.
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Le cardinal Jean-Louis Tauran, Président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, dénonce la « perversion morale » du terrorisme religieux

« Le terrorisme n’hésite pas à frapper des personnes sans défense, sans aucune distinction, ou à se servir de l’arme du chantage, plongeant des populations entières dans la terreur, afin de contraindre les responsables politiques à obtempérer à leurs sinistres desseins », avait dénoncé très fermement Benoit XVI lors d’une rencontre avec le corps diplomatique près le Saint-Siège, le 6 janvier 2006.
 
7 ans plus tard, lors d’une rencontre sur le thème « La liberté religieuse, chemin vers la paix »,  organisée dans le cadre du meeting pour l’Amitié entre les Peuples à Rimini (18-24 août 2013), le cardinal Président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux Jean-Louis Tauran,  prend à son compte cette condamnation et dénonce la « perversion morale » du terrorisme religieux  qu’il qualifie « d’aberration totale ».
 
« Aucune circonstance ne saurait justifier le recours à de telles pratiques criminelles, qui couvrent d’infamie ceux qui les accomplissent, et qui sont d’autant plus méprisable quand elles se font au nom d’une religion, réduisant ainsi la pure vérité de Dieu à un niveau personnel d’aveuglement et perversion morale. On ne peut faire abstraction de Dieu car l’homme est par nature un « animal religieux ». Aucune civilisation ne s’est construite sans religion », a-t-il déclaré. (Radio Vatican )
 
Dans le monde, 200 millions de chrétiens risquent la persécution. Un chiffre terrible. Pour le cardinal Tauran, l’assurance de liberté religieuse dans une société représente un avantage pour tous. Elle ne devrait pas être vue comme « une ennemie automatique de l’État ».
 
L’action de l’Etat, a-t-il estimé, ne doit être ni exceptionnelle, ni discriminatoire : il s’agit d’intervenir sur un liant social qui a ses effets directs sur la marche des communautés, la foi étant en définitive cette « voix qui pousse à accomplir le bien et à éviter le mal ». Il a réaffirmé que si, au départ, l’acte de croire est bien une conviction personnelle intérieure, née dans le cœur du croyant, il ne revêt de sens que lorsqu’il se manifeste dans ses rapports avec les autres : dans le fait de le professer, de l’enseigner ou de le vivre (adiac-congo)
 
Le cardinal Tauran a souhaité la reprise du dialogue interreligieux entre l’Université égyptienne d’Al-Azhar et le Saint-Siège, rompu par l’Université au lendemain du discours prononcé par Benoit XVI à Ratisbonne, en Allemagne, face aux représentants de la science, le 12 septembre 2006, en voulant condamner les violences perpétrées au nom de la religion.
 
Al-Azhar, est la plus haute autorité de l'islam sunnite basée en Egypte. Après le discours de Ratisbonne, son dialogue avec le Vatican n'avait repris qu'en 2009 pour être de nouveau rompu après que Benoît XVI ait appelé à protéger les chrétiens coptes égyptiens en 2011 : Al-Azhar estimait alors qu'il visait l'islam en l'accusant d'être à l'origine de la situation d'oppression vécue par les chrétiens du pays. (SaphirNews)
 
Le cardinal Tauran a rappelé que le pape François a signé en personne le traditionnel message adressé aux musulmans à l’occasion de la fin du Ramadan, envoyé par le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, précisant que ce geste inédit avait été « bien accueilli ».
 
« Notre porte est ouverte, a-t-il encore ajouté, nous serons disponibles quand ils le veulent, (…) nous attendons et j’espère que, malgré la complexité de la situation égyptienne, nous pourrons renouer des contacts ». Et de conclure que musulmans et chrétiens sont « condamnés au dialogue ». (Radio Vatican).
 
A lire aussi : « Au Caire le discours de Ratisbonne retrouve son actualité » de Sandro Magister qui revient sur « l’audace » de Benoît XVI à Ratisbonne, et aide à décrypter la crise égyptienne mais également les avancées du dialogue islamo-chrétien, dans un contexte proche oriental dramatique.
 
Le mouvement Communion et Libération, organisateur du meeting de Rimini, a demandé que le thème des persécutions antichrétiennes dans le monde soit au cœur du semestre italien de présidence de l’Union Européenne qui débutera en juin 2014.
 
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