Campagne de soutien 2025
Ce contenu est gratuit, comme le sont tous nos articles.
Soutenez-nous par un don déductible de l'impôt sur le revenu et permettez-nous de continuer à toucher des millions de lecteurs.
Crachats, attaques physiques, insultes, profanations… 111 attaques ou actes de violence ont contre les chrétiens d’Israël et de Jérusalem ont été enregistrés en 2024, révèle le deuxième rapport annuel sur le sujet réalisé par le Rossing Center, organisation israélienne de dialogue interreligieux. 90 avaient été recensés en 2023, soit une hausse de 21 attaques ou actes en un an seulement. Et "c’est bien plus dans la réalité", a volontiers reconnu Federica Sasso, coordinatrice du projet, lors de la présentation du rapport le 27 mars.
Dans la majorité des cas, 46 pour être précis, ces actes anti-chrétiens prennent la forme d’agressions physiques, avec une prépondérance de cas de crachats en direction de religieux en habits. L'influence croissante de l'extrémisme religieux nationaliste dans la politique du gouvernement israélien a créé un environnement de menace constante pour les minorités religieuses, et en particulier pour les chrétiens. Viennent ensuite les attaques contre les propriétés chrétiennes (35), les dégradations de panneaux publics (14), le harcèlement verbal et la propagande anti-chrétienne (13) et la violation de liberté religieuse (3).
Un extrémisme religieux-nationaliste
Dans la quasi-totalité des cas, les auteurs identifiés étaient de jeunes juifs ultra-orthodoxes appartenant à des cercles d'extrémisme religieux-nationaliste. "Le passage à l’acte est souvent motivé par un mélange de ferveur nationaliste et d’extrémisme religieux, en particulier au sein des groupes Hardal (nationalistes ultra-orthodoxes, N.D.L.R.)", peut-on lire dans le rapport. "Tous ces facteurs ont intensifié les craintes d’une érosion progressive du statu quo régissant les droits et les protections des communautés chrétiennes en Israël, ainsi que leurs libertés religieuses, renforçant encore leur sentiment de malaise et de marginalisation."
Une banalisation de la violence qui suscite chez les jeunes chrétiens un désir de partir. Dans l'enquête du Rossing Center, 48% des jeunes chrétiens de moins de 30 ans interrogés ont déclaré qu'ils envisageaient de quitter la région et d'émigrer. Environ 77% d'entre eux ont déclaré que la principale raison était l'escalade de la discrimination et de la violence subies par les chrétiens, ainsi que la détérioration générale de la situation sociopolitique.