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“Heureux les économes”

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Michel Martin-Prével, cb - publié le 13/03/25
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Les Écritures renferment bien plus que les huit béatitudes du sermon sur la montagne. La Bible est parsemée de paroles commençant par "heureux celui qui…" Aleteia vous propose de découvrir, chaque jour du carême, une béatitude qui conduit sur le chemin du ciel.

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"Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi vraiment je vous le déclare, il l’établira sur tous ses biens" (Lc 12, 42-43 ). Il s’agit de la fin de la parabole de l' intendant qui a été économe, sage, bon gérant, dépossédé des biens qu’il doit gérer et il est dit heureux par Jésus lui-même. Gérant, car ce sont les biens de son maître, et non les siens, car rien n’est à nous dans la mentalité chrétienne mais tout est reçu d’ailleurs pour être bien géré. Talents, biens matériels à transmettre à ses enfants, argent nécessaire mais pas suffisant… Il n’y pas de bonheur dans l’avarice, ou dans la prodigalité, la dépense excessive ou le luxe. "L’argent ne fait pas le bonheur", dit un proverbe très populaire. Il rend la vie plus confortable, apporte du plaisir et de la liberté momentanément, mais il ne rend pas son propriétaire heureux, surtout à cause des soucis qu’il lui procure.

Jésus est très clair sur le rapport à l’argent, que l'Écriture ne diabolise jamais mais présente comme une possibilité de se détourner de l’essentiel. "Heureux le riche qui fut trouvé sans reproche et n’a pas couru après l’or" (Si 31, 8). Si le bonheur est concomitant de la liberté, vis-à-vis de notre argent, sommes-nous son maître ou son esclave ? Selon la dialectique d’Hegel très vite on ne peut être que l’un ou l’autre. Avoir de l’argent pour vivre et non pas vivre pour l’argent. Tout l’enjeu de notre liberté se noue sur son utilisation, surtout pour le riche. Sert-il les autres ou moi-même ? L’exemple du patriarche Joseph, et sa félicité en Egypte comme intendant du Pharaon, souligne le bienfait de la prospérité sans avarice, le calcul financier au profit de l’économie pour le service de l’homme et non l’homme au service de l’économie. L’exemple de Joseph sur la Sainte Famille, père nourricier dans son métier simple mais efficace, nous enseigne à gérer une maison pour les personnes qui l’habitent et non pour les biens en eux-mêmes. L’économie est une vertu, valeur médiane entre avarice et libéralité. Comme vertu, elle est à la base de la béatitude, le nom spirituel du bonheur.

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