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Une annonce à laquelle elle ne s’attendait pas. Jeudi 6 mars, Sixtine, jeune géomètre nantaise, apprend qu’elle est licenciée en raison des grandes difficultés financières dans laquelle se trouve l’entreprise qui l’emploie depuis trois ans. Ils ne sont que quatre employés et c’est elle la dernière arrivée. Une nouvelle d’autant plus dure à encaisser qu’elle apprécie beaucoup ses collègues et l’ambiance de travail. L’un de ses premiers réflexes est alors d’aller marcher jusqu’à la chapelle Notre-Dame de Bongarant, à Sautron, non loin de Nantes. "Dès les premiers pas, j’ai confié mes problèmes à Marie et à sainte Anne, et tout de suite mon cœur a commencé à s’alléger", confie-t-elle à Aleteia. Normalement, en ce début de soirée, la chapelle aurait dû être fermée. Mais la Providence en a décidé autrement. La porte est ouverte, toutes les lumières sont éteintes hormis les cierges. "J’ai pu tout confier à la Vierge", assure Sixtine. Le lendemain, elle passe sur son lieu de travail pour signer son préavis. Ses collègues sont surpris par la paix et la sérénité qui émanent de sa personne. Elle se prend même à consoler une de ses collègues, attristée de la voir partir dans ses conditions. "La colère ou la tristesse n’apportent rien, on peut être triste, bien sûr, mais cela ne sert à rien de le rester, je préfère sourire et avoir confiance dans le Seigneur", témoigne-t-elle.

Originaire de Pluvigner, elle avait prévu de participer au début de la Troménie et avait posé des congés pour suivre la calèche et sainte Anne. Elle ne se doutait pas que sainte Anne allait être d’une si grande consolation. "Je lui confie mes soucis, mon avenir, mais je la remercie aussi pour tout ce qui est arrivé de bon dans ma vie", souligne Sixtine, qui a même la responsabilité, sur quelques tronçons, d’être "groom", c’est-à-dire de tenir la longe du cheval.

"Notre famille est portée par la grâce : mes parents ont toujours pris soin de nous, j’ai réchappé à un grave accident de voiture, j’ai été très gâtée, pour tout cela, je veux remercier sainte Anne, et Marie et Jésus en même temps." Chantre à la cathédrale de Nantes, Sixtine est particulièrement reconnaissante envers son père qui lui a fait découvrir la musique. La jeune fille est aussi investie dans l’association SOS Calvaire. Puisse sainte Anne continuer à guider ses pas, au long de la Troménie et après ! "Gouarnet ho pugale" ("Garde tes enfants"), supplie le cantique breton.
En images, la Troménie au jour le jour :
Pratique
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