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Léa, 24 ans, est infirmière en psychiatrie et maman d’un petit garçon, Adem, qui fêtera bientôt son premier anniversaire. Sa vie, la jeune femme l’a bâtie avec son compagnon, Yannéric, à Châlons, dont elle est originaire. Et elle ne l’échangerait pour rien au monde même si "les journées sont bien remplies !", assure-t-elle en riant. Un emploi du temps chargé dans lequel sa préparation au baptême a trouvé sa place tout naturellement. Comme des milliers de catéchumènes en France, Léa va recevoir le baptême lors de la Vigile pascale en l’église Sainte-Thérèse de Châlons. À l’approche de l’événement, elle cache difficilement son émotion : "Je pensais que tout allait commencer le jour de mon baptême mais en réalité, tout a déjà commencé. Ce sera une confirmation de ma foi et de mon envie de suivre le chemin de Dieu."
Un chemin qu’elle a toujours souhaité emprunter au fond d’elle mais qui a été un peu laborieux à démarrer. Léa a été placée à l’Aide sociale à l’Enfance (ASE). "J’ai eu une enfance un peu particulière et je n’ai pas pu recevoir le baptême ni grandir dans la religion, même si l’envie a toujours été là", confie-t-elle. "Je me laissais porter, sans avoir le déclic pour franchir le pas.» Elle a grandi dans une famille d’accueil catholique non pratiquante tandis que sa famille biologique était musulmane. "Au collège, j’ai voulu entreprendre une démarche mais cela ne s’est pas concrétisé, on m’a fait comprendre que c’était délicat et je n’ai pas poursuivi."

À 17 ans, elle rencontre Yannéric, et découvre sa famille, très engagée dans la foi. "J’assistais à des baptêmes, des messes... Chez eux, je voyais des moments de prière en famille. Cela m’a inspirée. C’est en les voyant prier et aller à la messe que j’ai eu mon déclic : j’ai senti que ma place était parmi eux. Mais elle hésite longtemps avant de faire le pas : "Je ne me sentais pas légitime. Je n’avais pas reçu d’enseignement religieux, je ne savais pas par où commencer." Finalement, il y a deux ans, alors qu’elle est enceinte, elle demande le baptême. "J’ai pris contact avec Don Antonin, à la paroisse Notre-Dame-en-Vaux. Il m’a posé quelques questions, puis m’a intégrée à un groupe de catéchumènes." "Tout est passé très vite ! On évolue à notre rythme mais je vois déjà combien ce chemin m’a transformé." Cet été, son fils sera baptisé à son tour. "Je voulais recevoir mon baptême avant lui, pour pouvoir l’accompagner dans son éducation religieuse. C’est une démarche symbolique forte."
Une foi ancrée dans le quotidien
Pour Léa, être chrétienne, c’est vivre sa foi au jour le jour : "Nous sommes humains, nous péchons, mais notre foi nous appelle à plus, elle nous encourage à la charité et à l’amour. Je m’appuie dessus chaque jour pour essayer d’être meilleure que la veille." Son métier d’infirmière trouve également un écho dans sa foi : "Être au service des autres me pousse à être encore plus dans l’empathie. Je prie pour mes patients, notamment ceux qui souffrent d’addictions, pour leur donner la force de surmonter leurs épreuves. Dans ce métier, il faut avoir des convictions et des valeurs fortes, et la foi me soutient encore plus dans cette mission."
Après le baptême, Léa souhaiterait rejoindre le groupe de prière des mères. "C’est une rencontre entre mamans, nous nous retrouvons pour prier la Vierge Marie pour nos familles", explique-t-elle. "J’aimerais bien pouvoir prendre ce temps pour l’année prochaine." Une chose est sûre, elle compte bien s’investir dans sa paroisse. "J’ai été très bien accueillie lorsque je suis arrivée, je croise tout le temps des gens heureux de nous voir progresser dans notre foi, qui nous encouragent. Désormais c’est aussi à moi à accueillir et à encourager", poursuit Léa. « La foi n’est pas réservée à certains ‘élus’, elle est pour tous !"