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“Heureux ceux qui croient sans avoir vu”

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Michel Martin-Prével, cb - publié le 31/03/25
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Les Écritures renferment bien plus que les huit béatitudes du sermon sur la montagne. La Bible est parsemée de paroles commençant par "heureux celui qui…" Aleteia vous propose de découvrir, chaque jour du carême, une béatitude qui conduit sur le chemin du ciel.

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« Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru » (Jn 20, 29). Saint Thomas est bien connu pour avoir voulu voir le Christ. « Si je ne vois pas… je ne croirai pas » (Jn 20, 25). On assimile Thomas à tous les rationalistes de l’histoire qui ne passent pas la barre des signes visibles et compréhensibles à la raison. Or Dieu se trouvant au-delà de la limite entre visible et invisible, il est normal que nous ne puissions le voir. Dans l’Ancienne Alliance, on pensait même mourir si on le pouvait. Le régime de la Nouvelle Alliance change la donne, car nous avons par l’Incarnation reçu le témoignage de Celui qui s’est rendu visible. Et les apôtres avec Thomas vont à la suite de ce verset évangélique proclamer les signes fait par Jésus « pour qu’en croyant [ils aient] la vie en son nom » (Jn 20, 31). Croire est certainement supérieur à voir. A l’inverse, il est dit que certains verront et ne croiront pas : « Ils auront beau regarder de tous leurs yeux, ils ne verront pas » (Mc 4, 12). Et là est leur malheur ! La foi fait donc accéder à une réalité invisible, et pourtant bien tangible. 

Certains « voyants » ont eu le bonheur de contempler le surnaturel. Bernadette a vu la sainte Vierge, mais celle-ci lui a dit qu’elle serait heureuse dans l’autre monde et non dans celui-ci ! Cela confirme que le bonheur parfait n’est qu’au ciel. Pourtant dans le Royaume « déjà ici-bas » il est heureux de croire sans avoir vu. Saint Augustin précise qu’il est meilleur de « croire pour comprendre que de comprendre pour croire ». Les veufs ont cette joie d’être en communion avec le conjoint devenu invisible mais toujours présent à leur cœur. Foi et Raison sont les deux ailes de la connaissance, selon saint Jean Paul II, mais la foi dépasse la raison au sujet des réalités surnaturelles. Le bonheur dans sa composante éternelle ne s’acquiert ainsi que par la foi. Et espérer le bonheur c’est déjà en jouir. La raison et la foi se complètent, chacune pouvant donner sa part de bonheur. « Lui, vous l’aimez sans l’avoir vu ; en lui, sans le voir encore, vous mettez votre foi, vous exultez d’une joie inexprimable » (1 P 1, 8). Le bonheur d’aimer le Seigneur est bien là pour celui qui croit sans l’avoir vu, croyant à tous ceux qui l’ont « vu et entendu » pour lui, et qui sont les témoins indispensables de la foi chrétienne, pour y « mettre sa foi et exulter d’une joie inexprimable » (1P 1, 8) !

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