Le Cambodge a eu la joie d’inaugurer le 1er février le chantier d’une nouvelle église dans le sanctuaire de Keo Seima, foyer du peuple Bunong, dans les provinces de Mondulkiri et de Kratié. Mgr Pierre Hangly Suon, préfet apostolique de Kampong Cham, a présidé l’eucharistie lors de la cérémonie de la pose de la première pierre.
Belle nouvelle pour l’Église au Cambodge ! Mgr Pierre Hangly Suon, préfet apostolique de Kampong Cham, a posé le 1er février, lors de la cérémonie d’inauguration, les deux premières pierres de la future église de Keo Seima, située dans les provinces de Mondulkiri et de Kratié, à l’est du Cambodge. Elle sera construite au milieu de la forêt tropicale où vit le peuple indigène Bunong, une ethnie n’ayant pas d’église et qui par leur culture et leur tradition est animiste, rapporte l’agence Fides. La construction de cette église en brique durera près d’un an et les Bunong ont déjà fait part de leur désir d’aider à édifier le monument.
Évangéliser le peuple Bunong
Le peuple Bunong a déjà quelques membres convertis à l’Église romaine. En 2009, après un voyage au Vietnam, deux familles Bunong de Keo Seima ont embrassé la foi. Ces conversions ont permis de commencer un petit travail pastoral et missionnaire parmi les indigènes. Grâce à la construction de cette nouvelle église, tout le peuple Bunong pourra selon Mgr Pierre Hangly Suon "connaître l'Évangile du Christ et faire l'expérience de son amour". Il a aussi expliqué que la construction de ce nouvel édifice répond au nombre croissant de fidèles dans la région.
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À peine 0,13% de fidèles
Le Cambodge est un pays majoritairement bouddhiste. Il n’y a pas plus de 20.000 catholiques (0,13% de la population sur 16 millions) , détaille encore l’agence Fides. Ce tout petit nombre de croyants s’explique par le régime génocidaire Khmers rouges de Pol-Pot (1975-1979), où presque tous les fidèles ont été tués. La communauté catholique s’est reformée après la guerre, avec le retour des missionnaires dans les années 1990. Aujourd’hui même si l’Église est minoritaire, elle se développe à l’image de la construction de cette nouvelle église de Keo Seima.












