Face à la multiplication des coups d’État en Afrique de l’Ouest, les évêques africains se sont montrés prudents. Pas de soutien ou de dénonciation, mais des appels à la paix et au développement. Pour le géopoliticien Jean-Baptiste Noé, cette distance prudente est nécessaire dans des pays où les chrétiens sont souvent très minoritaires.
La routine des coups d’État a repris en Afrique, mettant à mal les populations civiles et les autorités religieuses. Après le Mali et le Niger, le Gabon. Les réactions des évêques et des différentes associations épiscopales ont été pour le moins prudentes. L’ingérence dans les affaires politiques internes donne rarement de bonnes choses, surtout quand des incertitudes demeurent sur ceux qui arriveront in fine à conserver le pouvoir. Cela dépend aussi beaucoup de la présence chrétienne dans les pays.












