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“Blonde”, la pierre tombale d’une époque que l’on ne veut plus voir ?

6 min de lecture
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Crédit : IMDb

Ana de Armas dans "Blonde", un film sur la vie de Marilyn Monroe.

Le film "Blonde" expose avec complaisance la descente aux enfers de Marilyn Monroe. En dévoilant la détresse de l’avortement et l’effet de la manipulation des images, remarque le père Pierre Vivarès, curé de la paroisse Saint-Paul à Paris, c’est toute la violence d’une société hypersexualisée qui est révélée, et dont la jeunesse complice devient le produit.

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Un film récent a beaucoup fait parler de lui, Blonde, de Andrew Dominik avec Ana de Armas sur la vie de Norma Jean Baker alias Marilyn Monroe. C’est un film pour un public très (très) averti, interdit au moins de 17 ans aux États-Unis et qui a été l’objet d’une âpre négociation entre le réalisateur et la plateforme Netflix en raison de la violence de certaines scènes. Il ne s’agit pas d’un film biographique, l’œuvre étant éloignée de la vraie vie de Marilyn Monroe. En revanche, l’œuvre dépeint la descente aux enfers d’une jeune fille sensible, fragile, intelligente et cultivée, crucifiée entre la vie réelle et l’image qu’elle donne d’elle ou plutôt l’image d’elle qui est utilisée par l’industrie photographique et cinématographique de cet âge d’or hollywoodien des années cinquante et soixante.

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