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Le 14 juillet, à Jérusalem, on prie pour la France

4 min de lecture
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Crédit : Shutterstock I mtsyri

Basilique Sainte-Anne, Jérusalem.

Alors que la France célèbre en ce 14 juillet la fête nationale, la basilique Sainte-Anne de Jérusalem résonnera d’une prière pour la République. Une curiosité qui remonte à 1856. Explications.

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La loi de 1905 instaurant la laïcité, c’est-à-dire la neutralité cultuelle de l’État, n’a pas supprimé toutes les traditions. Même certaines qui pourraient paraître curieuses voire scandaleuses en métropole. Ainsi en est-il de la célébration du 14 juillet qui a lieu tous les ans à la basilique Sainte-Anne, au cœur de la Vieille ville de Jérusalem. Ce jour-là, on prie pour la République au milieu de la messe, et on encense même le Consul général, représentant de l’État.

Pour comprendre cette pratique, il faut remonter à François Ier. Voulant prendre son éternel ennemi Charles Quint à revers, le roi de France signe avec le sultan des Capitulations, traités d’échange et d’alliance, en 1536. Depuis lors, la France est protectrice des chrétiens latins en Orient. Un rôle diplomatique qui s’est maintenu sous tous les régimes, en France comme en Terre sainte, même s’il a eu plus ou moins de réalité sur place.