La scène se passe dans un Ehpad à Paris, à l’étage des « résidents déments ». Une femme hurle et se débat. Impossible pour les infirmières de soigner sa blessure a au bras. Ce jour-là, Claire Oppert est présente dans sa chambre. Elle décide de lui jouer l’andante du trio opus 100 de Schubert. Au bout de quelques secondes, le bras de la patiente se détend, son visage s’apaise, les cris cessent. Le soin peut être enfin apporté. À la fin de celui-ci, soulagée, l’une des infirmières se tourne vers la musicienne : « Il faudra absolument revenir pour le pansement Schubert ! »
C’est par cette scène que commence le livre de Claire Oppert Le pansement Schubert. Cette violoncelliste, formée notamment au prestigieux Conservatoire de Tchaïkovski à Moscou, est également devenue art-thérapeute, après avoir suivi une formation ponctuée d’un diplôme de la faculté de médecine de Tours. Depuis plus de dix ans, elle joue pour des personnes atteintes de troubles physiques et psychiques, ainsi que pour des patients en fin de vie. Une pratique qui diminue la souffrance au moment des soins, apaise et apporte de la joie profonde, comme l’a démontré une étude clinique reconnue dans le monde entier. Rencontre.











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