Auditionné ce jeudi 17 février dans le cadre du procès de l’attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray, Guy Coponet, 92 ans, est un miraculé. Grièvement blessé par les terroristes, il a été sauvé in extremis par les forces de l’ordre. Aujourd’hui, s’il aspire à comprendre la spirale qui a pu mener deux jeunes à un tel acte, Guy Coponet espère surtout "un pardon de ceux qui ont provoqué tout ça".
Son témoignage promet d’être aussi bouleversant que douloureux. Guy Coponet, qui est l’un des cinq témoins oculaires de l’assassinat du père Jacques Hamel et qui s’est constitué partie civile dans le procès de l’attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray, est appelé à témoigner ce jeudi 17 février devant la cour spéciale d’assises. Première audition de la journée, ses mots vont résonner dès 9h30 dans le palais de justice de Paris.
Le 26 juillet 2016, quasiment à la même heure, Guy Coponet, fidèle paroissien de Saint-Étienne-du-Rouvray, assiste avec son épouse Janine à la messe de semaine célébrée par le père Jacques Hamel. Vacances scolaires obligent, il y a moins de monde que d’habitude. Seulement lui, son épouse Janine et trois religieuses, sœurs Danièle, Hélène et Huguette. La messe se déroule sereinement quand tout à coup Adel Kermiche et Abdel-Malik Petitjean, les deux terroristes, surgissent. L'un va se précipiter sur le père Hamel, tandis que l'autre met un smartphone dans ses mains et le contraint à filmer la scène. Il a alors 87 ans.












