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Quand l’absence des enfants renouvelle sa capacité de don

5 min de lecture
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Crédit : P.RAZZO/CIRIC

Le départ des enfants du nid familial peut être vécu douloureusement. L’équilibre dans les relations de Jésus avec ses parents nous enseigne comment cette absence peut-être une ouverture renouvelée au don de soi.

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Une mère me confiait récemment la difficulté qu’elle avait ressentie lorsque tous ses enfants avaient quitté la maison pour voler de leurs propres ailes. Voir partir du nid familial les enfants les uns après les autres après des décennies de présence n’est pas une chose facile et même si le couple est heureux, cette absence pèse soudain. Bien sûr les liens demeurent, parfois des petits-enfants sont gardés, une proximité géographique assouplit le départ mais il n’en reste pas moins qu’ils ne sont plus là et que c’est une souffrance car c’est une capacité d’amour que l’on ne peut plus exercer quotidiennement.  

En célébrant cette semaine la mémoire de Notre Dame des Douleurs, nous avons bien sûr prié pour toutes les mères qui ont perdu un ou des enfants dans leur vie. Cette souffrance indicible, innommable aussi puisqu’il n’y a pas de nom pour désigner le statut d’un parent qui a perdu ses enfants peut nous aider à méditer sur cette condition. Les passages de l’Évangile où il est question des rapports de Jésus avec ses parents sont aussi instructifs.