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Le cannabis plus essentiel que les cultes ? Le coup de gueule de l’archevêque de Québec

Cardinal Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec.
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« Alors que la vente d’alcool et de cannabis a été jugée un service essentiel tout au long de la pandémie [de Covid-19], les communautés de foi, que nous pouvons certainement considérer comme un service essentiel à la communauté, ont été pratiquement ignorées », a lancé le cardinal Lacroix, archevêque de Québec, à l’issue d’une messe qu’il présidait le 26 juillet.

C’est un coup de gueule bien senti qu’a décidé de sortir le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec, à l’issue d’une messe qu’il célébrait en la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré le 26 juillet. « Alors que la vente d’alcool et de cannabis a été jugée un service essentiel tout au long de la pandémie, les communautés de foi, que nous pouvons certainement considérer un service essentiel à la communauté, ont été pratiquement ignorées » par le gouvernement et les autorités de la Santé publique, a-t-il regretté. « Même les casinos ont obtenu avant nous le droit d’accueillir 250 personnes, dans des lieux pourtant bien plus petits que nos églises. Rien à comprendre ! »

Interpellation du cardinal Lacroix aux autorités publiques du Québec

"N’abusez pas de notre patience et cessez d’ignorer notre existence et notre sens des responsabilités." À la fin de la célébration eucharistique qu'il présidait en la Basilique Sainte-Anne-de-Beaupré le 26 juillet 2020, le cardinal Gérald Cyprien Lacroix est revenu sur la situation créée dans l'Église par la pandémie. Notre Archevêque a saisi l'occasion pour adresser cette interpellation aux autorités de la Santé publique et du Gouvernement du Québec. Un message à découvrir et à partager!Ajout: version texte via l'Église catholique de Québec https://www.ecdq.org/interpellation-du-cardinal-lacroix-aux-autorites-publiques-du-quebec/Évêques du QuébecSanctuaire Sainte-Anne-de-Beaupré Shrine

Geplaatst door ECDQ.tv op Maandag 27 juli 2020

Revenant sur l’action de l’Église lors de la pandémie de Covid-19, il s’est félicité des nombreux efforts réalisés et des belles synergies qui ont été faites entre les représentants des différentes religions. « Nous avons pris l’initiative de rassembler des leaders des autres communautés de foi : catholiques, anglicans, chrétiens évangéliques, juifs et musulmans, pour réfléchir ensemble et laisser savoir aux autorités de la Santé publique et au Gouvernement du Québec que nous voulions collaborer en transmettant à nos fidèles les consignes afin que ce malin virus se propage le moins possible », a-t-il rappelé. « Depuis le début – et tout au long des derniers mois – , nous avons été de bons joueurs, souhaitant faire notre part pour le bien de la société et collaborer à l’effort collectif en temps de crise. Il était nécessaire que nous soyons solidaires et nous l’avons été ».

Les églises comme les bars et les croisière

Dans le plan de déconfinement publié par le gouvernement du Québec le 25 mai, « on apprend qu’après la phase préliminaire, après les phases 1, 2, 3, 4, 5 et 6, apparaissent dans l’item Phases ultérieures « les lieux de culte » au même titre que les bars et les croisières », révèle l’archevêque. « Les besoins spirituels sont une partie intégrante de la vie humaine pour ceux et celles qui en manifestent le besoin – et ils sont encore nombreux au Québec; toutes ces personnes méritent d’être traitées avec respect, d’être considérées par leur gouvernement », a tenu à rappeler le prélat. « Nos communautés de foi ne sont pas seulement des lieux pour prier. Elles sont également des lieux de soutien, d’entraide au plan social, familial et humain ».

Affirmant que « la timidité avec laquelle notre gouvernement évite tout dialogue ouvert et serein avec les responsables des communautés de foi » ne lui apparaît pas « de bonne santé pour notre société québécoise », le cardinal a lancé : « Comprenez-moi bien : nous ne réclamons aucun privilège du gouvernement. Les croyants et croyantes sont des citoyens à part entière, des femmes et des hommes engagés dans tous les secteurs de la vie humaine de ce Québec que nous aimons. Nous avons le droit d’être considérés avec respect et non ignorés ou relégués à l’item VARIA ».