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Autant en emporte le temps : la « Messe qui prend son temps » fête ses 20 ans

Messe qui prend son temps

© La Messe qui prend son temps

"À la Messe qui prend son temps", même les prêtres prennent le temps de partager.

Domitille Farret d'Astiès - Publié le 26/12/19

Depuis 1999, la « Messe qui prend son temps », lancée par les jésuites, séduit de nombreux jeunes. Elle permet de vivre la liturgie autrement en se laissant imprégner par la Parole de Dieu.

Forte de son succès, la « Messe qui prend son temps » — la « MT », pour les fins connaisseurs — fête ses 20 ans. La MT, c’est quoi ? Célébrée chaque dimanche à 19h à l’église Saint-Ignace de Paris (VIe), cette messe, comme son nom l’indique, permet de prendre le temps. « Le succès de la messe, c’est la messe en soi. Grâce à l’effet de la méditation, on ne voit pas le temps qui passe », souligne auprès de Aleteia Valerio Ciriello, séminariste jésuite et coordinateur de la MT de 2017 à 2019. Le principe est très simple. Alors que la messe « classique » est composée de deux temps liturgiques distincts, le temps de la Parole et celui de l’eucharistie, la MT est séparée au milieu par vingt minutes de méditation suivies d’un partage en petits groupes d’environ sept minutes. Pendant la prière silencieuse, chacun est libre de se mouvoir dans l’église et d’aller méditer là où bon lui semble. L’autel est installé au centre de l’espace de célébration, de façon à ce que toute l’assemblée fasse corps autour de lui, et tous se rassemblent au moment de la proclamation de l’Évangile. Au total, la liturgie dure près de 90 minutes.

Un temps de méditation personnelle

Le but de cette proposition est d’entrer davantage dans le texte pour découvrir à quel point la Parole est vivante et concrète, combien elle peut rejoindre chacun dans sa vie actuelle. « Cela ne reste pas abstrait. Cela me parle à moi aujourd’hui dans ma vie concrète », insiste Valerio Ciriello. Pour lui, les jeunes sont attirés par ce temps de méditation original parce que justement ils ne savent pas toujours prendre le temps. « Dans la vie moderne, en ville, ils n’ont jamais le temps pour rien. Ils travaillent, ils étudient… Pour eux, cette messe représente un moment de tranquillité qui leur permet un temps d’approfondissement de la relation avec Dieu et avec les autres ».

Messe qui prend son temps
© La Messe qui prend son temps
"La Messe qui prend son temps", une liturgie qui permet de s'interroger sur la résonance des textes. Ici, un partage en groupe.

Les aficionados de la MT sont en grande majorité des 18-35 ans. Parmi eux, plus de 65% de jeunes professionnels. « C’est toute une communauté qui s’installe autour de cette messe », poursuit Valerio Ciriello, citant les jeunes qui préparent, ceux qui font l’accueil ou qui s’occupent de la musique. Hélène Prouzeau, 23 ans, s’y rend le plus souvent possible. « J’essaie d’y aller quand je peux, c’est un lieu de ressourcement. On vit le dimanche soir complètement différemment. On ressort et on a une joie pour la semaine qui vient. Cela me nourrit dans mon quotidien », s’enthousiasme la jeune femme. Elle est particulièrement sensible aux vingt minutes de méditation personnelle. Grâce à une feuille sur laquelle est imprimé l’Évangile du jour ainsi que des pistes qui guident la réflexion, « quand on ressort de la messe, on n’a pas l’impression de n’avoir rien entendu. On se souvient des textes lus ».

Messe qui prend son temps
© La Messe qui prend son temps
"À la Messe qui prend son temps", chacun choisit l'endroit où il lui plaît de méditer.

Autre particularité de cette messe, l’after systématique qui permet de se rencontrer et de tisser de nouveaux liens. Et en outre, une proposition de repas partagé toutes les six semaines. Car l’esprit de la MT, c’est aussi l’amitié et les rencontres. La MT a fait des petits puisqu’elle existe à présent dans d’autres villes de France comme Lille, Toulouse ou Bordeaux, et même à l’international, gagnant l’Italie, l’Angleterre, le Canada ou encore le Brésil. Et de nombreuses initiatives lui sont associées, comme un groupe de maraudes qui arpente chaque jeudi soir le VIIe arrondissement, des visites de prison ou de l’accompagnement proposé à la maison Magis.


19 novembre 2015 : Messe de rentrée des étudiants d'Ile-de-France à la cathédrale Notre-Dame, Paris (75), France.

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