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Les animaux dans l’art : l’âne, symbole de l’humilité de Jésus

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Alors que les catholiques s’apprêtent à installer le petit Jésus dans leur crèche, arrêtons nous un instant sur les différents santons qui la composent. Les premiers à y apparaître, après Marie et Joseph, sont bien souvent l’âne et le bœuf. Modeste animal, compagnon des plus humbles, l’âne est présent à plusieurs reprises dans la vie de Jésus, ce que les peintres n’ont pas manqué de traduire dans leurs œuvres.

Saint François d’Assise, pour rendre la Nativité plus compréhensible à ses contemporains, place un âne, avec un bœuf, dans la première crèche vivante. Pourtant, les Évangiles n’en parlent pas. Mais la tradition est restée de voir un âne tout près de la mangeoire dans laquelle était couché Jésus. A-t-il réchauffé l’Enfant, comme le raconte la pastorale des santons de Provence ? Sur la sculpture de l’église Saint-Trophime d’Arles, il semble bien que ce soit le cas.

Dans la Nativité conservée au Louvre, Fra Diamante le place avec le bœuf dans une maison en ruine, symbolisant l’ancienne alliance. Les deux animaux ne semblent pas séparables dans ce contexte.

Nativité de Fra Diamente
© Domaine public
Nativité de Fra Diamente

Comment imaginer que Joseph ait pu aller à Bethléem pour le recensement sans le secours d’un âne, alors que Marie était sur le point d’accoucher ? Et pour fuir en Égypte, la Sainte Famille n’était-elle pas accompagnée de ce vaillant compagnon pour porter la jeune accouchée et son bébé tout juste né ? Là non plus, sa présence n’est pas avérée, mais, dès le Moyen Âge, les représentations de Marie sur le dos de l’âne sont fréquentes. Dans des palettes et des paysages bien différents, on le retrouve aussi bien chez Fra Angelico que chez Zurbaran.

Fra Angelico le fuite en égypte
© Domaine public
Fra Angelico, La fuite en Égypte.

Mais là où la présence de l’âne est affirmée dans l’Évangile, c’est bien lors de l’entrée à Jérusalem. Marc le rapporte : « Allez au village qui est en face de vous. Dès que vous y entrerez, vous trouverez un petit âne attaché, sur lequel personne ne s’est encore assis. Détachez-le et amenez-le. » (Mc 11, 02). Luc ajoute qu’ils amenèrent l’âne auprès de Jésus, jetèrent leurs manteaux dessus, et y firent monter Jésus. (Lc 19, 35). Considéré comme un animal de paix, l’âne montre que Jésus n’entre pas dans la ville sainte avec des intentions violentes.

On retrouve dans l’œuvre de Pietro Lorenzetti une ânesse et un ânon, tandis qu’en arrière-plan, des hommes continuent de couper les rameaux qui seront jetés sous leurs pas. Mais l’âne traduit aussi l’humilité de Jésus. Philippe de Champaigne nous le montre à peine plus haut ceux qui l’entourent. Bien que reçu sous les acclamations, il se manifeste sur une monture toute simple.

Pietro Lorenzetti, l'entrée à Jérusalem
© Domaine public
Pietro Lorenzetti, L'entrée à Jérusalem.

 

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