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Et si la mission était aussi l’occasion de développer ses compétences pro ?

© Cyril, photo personnelle.
Cyril en mission en Inde pour l’ONG Howrah South Point.
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Et si partir en tant que volontaire à l’autre bout du monde était aussi l’occasion d’exercer un vrai métier ? Chaque année, plusieurs jeunes, bénévoles au sein des Missions étrangères de Paris (MEP), partent loin de chez eux pour se mettre aux services des plus fragiles. Si leur premier désir est véritablement d’être des missionnaires du Christ, l’expérience qu’ils reçoivent en retour peut être un véritable atout pour leur vie professionnelle.

Chaque année, le Volontariat des Missions étrangères de Paris envoie 150 jeunes, de 20 à 30 ans, pour des missions de trois mois à deux ans. Tous ces jeunes partagent la même volonté : redonner un sens à leur vie et mettre leur foi dans le Christ au cœur de leurs projets, notamment en se mettant au service des plus faibles. Un électrochoc qui intervient généralement juste après les études. Mais dans l’esprit de beaucoup de gens, la mission humanitaire est souvent synonyme de simple « présence ». Si l’attention portée aux autres est primordiale, la mission ce n’est pas que ça. C’est aussi l’occasion de mettre en pratique les compétences acquises durant les études, voire d’exercer un vrai métier. Un véritable plus également pour les communautés locales qui apprennent, grâce à ces jeunes, des nouvelles pratiques qui pourront leur être utile pour leur propre métier.

S’adapter à une culture très différente

Cyril, 24 ans, qui revient de mission après trois mois passés en Inde témoigne : « Après mes études, j’ai voulu faire de l’humanitaire, me mettre au service des autres. Faire quelque chose qui puisse être en rapport avec ma foi avant de commencer un CDI ». Une amie lui parle alors de son expérience aux MEP. Tenté par le projet, il propose sa candidature et le voilà envoyé en Inde dans la vie de mère Teresa, Calcutta. Diplômé d’un Master 2 Conseil, Stratégie à l’EDHEC (Lille), Cyril voulait sortir de son petit confort : « En école de commerce, on travaille pour soi, pour son avenir. Je voulais faire quelque chose qui puisse être tourné vers les autres, surtout les pauvres. J’avais très envie de sortir de ma bulle », confie-t-il.

Lire aussi : Être plutôt que faire, le volontariat des MEP fête ses 15 ans

Arrivé là bas, le jeune homme se voit chargé de refondre le rapport annuel de l’ONG Howrah South Point fondé par le père François Laborde en 1970. Une mission très concrète qui s’apparente à un travail de chargé de communication. « Mon rôle était de visiter toutes les activités de l’ONG pour comprendre leurs missions et noter les résultats. Le but étant ensuite de présenter toutes ces initiatives de manière humaine et attractive dans un grand rapport qui serait diffusé sur le site officiel de Howrah South Point à destination des donateurs », explique-t-il.

© Cyril, photo personnelle.
Cyril en Inde pour les MEP.

L’occasion pour le jeune homme d’appliquer des compétences variées telles que son sens de l’organisation, d’adaptation et d’esprit de synthèse. Des qualités forgées durant ses années d’étude. « Cette expérience a été très riche d’un point de vue professionnel. On apprend à s’adapter à une culture qui est très différente de la nôtre et que l’on ne retrouve pas dans une entreprise française. Le travail en équipe est aussi très différent et il faut accepter que le rythme ne soit pas le même. » Cyril a aussi profité de cette expérience pour proposer ses qualités de conseiller. « J’ai essayé de leur apporter quelques connaissances techniques concernant la mise en forme, la création, la communication mais aussi des méthodes d’organisation. On se transmet mutuellement pleins de choses », témoigne-t-il.

Des missions qui valorisent des acquis

Pour Mathilde, fraîchement sortie d’un Master spécialisé dans l’urbanisme et l’aménagement du territoire à Montpellier, la mission au sein des MEP a été un vrai challenge d’un point de vue professionnel. « J’ai toujours rêvé de partir en mission, inspirée par de grandes figures comme mère Teresa ». Après une année en alternance dans une entreprise française, Mathilde s’envole donc au Cambodge et rejoint alors l’association Nouvelles Pousses créée en 2002 par deux français. Cette association, qui soutient l’éducation dans un orphelinat au Cambodge, intervient également dans d’autres domaines variés comme la santé, l’environnement et le social. Là-bas, Mathilde est chargée de coordonner tous ces projets.

Mission aux Philippines MEP
© abc
Mathilde, à gauche, au cœur de l'association Jeunes Pousses.

« Ma mission est très professionnalisante », confie-t-elle. « À tel point que ma vraie difficulté est de trouver des moments spirituels. En partant là-bas, mon but était de répondre à une quête de foi. Il faut donc que j’arrive à trouver du temps pour ne pas la mettre de côté. Mais cette mission me fait grandir car elle valorise tout ce que j’ai appris durant mes études et mes stages ». Réunions, bilan, comptabilité, économie,…. Mathilde touche à tout et ce n’est pas pour lui déplaire. « Quand j’ai posé ma candidature aux MEP, j’ai bien précisé que je souhaitais une mission cadrée avec un contenu clairement défini. Je voulais une mission spirituelle mais également professionnelle. Et je ne suis pas déçue, j’aime énormément ma mission, c’est comme si elle avait été taillée sur-mesure pour moi », confie-t-elle avec enthousiasme.

Voir les fruits de son travail et marcher dans les pas du Christ en se mettant au service des plus fragiles, voilà deux souhaits que Mathilde et Cyril ont pu réaliser grâce à leur mission au sein des MEP. « C’est une expérience valorisante, tant d’un point de vue humain que professionnel, et qui servira dans notre future carrière », s’accordent-ils à dire.

Lire aussi : « Into the deep », le film qui donne envie de devenir missionnaire

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