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Qui est ce saint missionnaire français sur la tombe duquel le Pape va se recueillir ?

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Lors de son prochain voyage apostolique à l’île Maurice, le 9 septembre 2019, le pape François se rendra sur la tombe du bienheureux Jacques-Désiré Laval. Encore vénéré 155 ans après sa mort par des chrétiens, des musulmans et des hindous, ce missionnaire français continue à attirer des foules toujours nombreuses.

Saint Jean Paul II l’avait désigné comme modèle à suivre. « Que l’exemple du père Laval encourage tous ceux qui, sur le continent africain et ailleurs, s’efforcent de bâtir un monde fraternel, exempt de préjugés raciaux ! », lançait-il lors de la béatification du prêtre spiritain en 1979.

De l’apostolat de ce missionnaire français, son zèle à servir les populations africaines est sans doute ce qui ressort le plus. Pour le saint pape polonais, la première chose à relever se trouve bien là : « Son souci d’évangéliser les pauvres, les plus pauvres, et en l’occurrence, ses chers « Noirs » de l’île Maurice », avait-il rappelé. Le père Laval a vécu pleinement avec eux, vêtu d’une soutane rapiécée et se déplaçant à dos d’âne.

Mais cette vocation à tout donner aux plus démunis n’a pas toujours été évidente pour Jacques-Désiré Laval. Elle est née bien tard. Issu d’une famille aisé, le futur bienheureux fut d’abord médecin, évoluant dans la bonne société normande où il se perd en mondanité. Une chute de cheval et une déception amoureuse le mettront petit à petit sur le chemin de la conversion.

Arrivé en tant que missionnaire spiritain à l’île Maurice en 1841, soit dix ans après l’abolition de l’esclavage, il multiplie les œuvres auprès des populations locales avec tout son cœur. Sa situation lui permet d’être libre pour les accueillir, les écouter, les visiter et célébrer des messes qui bientôt, devant l’affluence des fidèles, prendront place dans la cathédrale.

Il est aussi aumônier de prison. Touchant les condamnés par son cœur aimant, il leur donne le goût de la vie honnête et responsable et les accompagne dans leur réinsertion sociale. Le spiritain forme une équipe de catéchistes et plusieurs prêtres missionnaires viennent l’aider. Des confréries, une pour les filles, une pour les garçons, sont aussi créées. Au niveau sanitaire, il doit aussi se battre contre les épidémies de variole et de choléra. Jacques-Désiré Laval se veut en effet « homme de la prière, secours des déshérités, soutien des malades ».

Son annonce de la bonne nouvelle porte des fruits. Au bout de trois ans de mission, il a célébré 250 baptêmes, 350 mariages et 320 communions. Un rayonnement possible que grâce à une vie de prière intense. Il « laisse ainsi derrière lui de nombreux convertis à la foi et à la piété solides », soulignait encore Jean Paul II, lors de l’homélie de béatification. « Sa vie était partagée entre apostolat direct et prière », poursuivait-il. Le secret de son zèle n’est pas à chercher beaucoup plus loin, selon lui. Il se tient en ce « don de toute sa personne à Jésus-Christ, inséparable de sa tendresse pour tous les hommes, surtout les plus humbles ».

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