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Abus sexuels : le père Preynat renvoyé de l’état clérical

DŁOŃ KSIĘDZA
Shutterstock
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Le tribunal ecclésiastique en charge de procès pénal de l’abbé Bernard Preynat vient de décider de lui appliquer la peine maximale prévue par le droit de l’Église : le renvoi de l’état clérical.

Reconnu coupable d’avoir « posé des actes délictuels à caractère sexuel sur des mineurs de moins de 16 ans », le père Bernard Preynat a été renvoyé de l’état clérical par le tribunal ecclésiastique en charge de son procès pénal ce 4 juillet. « Au regard des faits et de leur récurrence, du grand nombre de victimes, du fait que l’abbé Bernard Preynat a abusé de l’autorité que lui conférait sa position au sein du groupe scout qu’il avait fondé et qu’il dirigeait depuis sa création, assumant la double responsabilité de chef et d’aumônier, le tribunal a décidé de lui appliquer la peine maximale prévue par le droit de l’Église dans un tel cas », détaille la Conférence des évêques de France (CEF). « Il ne peut plus se prévaloir des droits et des obligations du clerc. Il n’appartient plus au presbytérium », a détaillé le père Bruno Gonçalves, président du tribunal, au micro de RCF.

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S’il le souhaite l’abbé Bernard Preynat dispose d’un mois à partir de la notification de la sentence pour « interjeter appel devant le Tribunal de la Congrégation pour la doctrine de la foi ». Passé ce délai, la peine deviendra exécutoire. La culpabilité de l’abbé Bernard Preynat étant désormais reconnue par ce tribunal, « ce dernier pourra désormais se consacrer plus entièrement à l’étude de chacune des demandes de réparation financières des victimes », précise encore la CEF.

Un procès débuté en février 2016

Pour mémoire, le procès canonique du père Preynat, débuté en février 2016, avait été suspendu en août 2017 pour ne pas interférer avec la procédure de la justice visant le cardinal Barbarin. Il avait repris en septembre 2018 et ce qui était initialement un « procès pénal canonique administratif » avait été commué en « procès pénal canonique judiciaire » afin de mieux répondre aux demandes de réparation des victimes. Le tribunal ecclésiastique entend désormais se « consacrer plus entièrement à l’étude de chacune des demandes de réparations financières des victimes » du père Preynat, a également expliqué le père Bruno Gonçalves. « Nous avons travaillé pour la réparation des victimes car nous sommes les seuls à pouvoir le faire. Beaucoup d’affaires devant la justice civile sont prescrites alors que nous avons la possibilité d’accueillir ces demandes de réparations ».

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