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N’aie pas peur de désirer la sainteté !

PRAYER
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Dans un monde pressé de nous combler de biens inutiles, la sainteté, c’est simplement reconnaître que Dieu nous manque.

Le concile Vatican II a mis la sainteté à l’honneur en affirmant que « tous sont appelés à la sainteté ». Elle est le devoir de tous, répétait Mère Teresa, afin que le Christ ressuscité puisse pleinement vivre en nous. La question de la sainteté touche au sens de la vie et de la mort, à la quête du bonheur et de la justice. Elle renvoie à Dieu, qui est en nous et qui est plus que nous. Lors d’une conférence, j’avais demandé aux gens s’ils aspiraient à la sainteté. Personne n’avait répondu, comme si cette question faisait peur, leur rappelait un christianisme moralisateur, rigide, triste. On leur avait peut-être dit que désirer la sainteté, c’était de l’orgueil, alors que c’est plutôt « l’instinct de conservation de l’âme », comme l’écrivait le romancier Gilbert Cesbron. Pour eux, sainteté rimait avec auréole, canonisation, extase, mortification.

Désirer la sainteté

Le pape François évoque ce désir de la sainteté dans son exhortation apostolique Gaudete et ExsultateDans la joie et l’allégresse. Au dernier paragraphe, il écrit :

« J’espère que ces pages seront utiles pour que toute l’Église se consacre à promouvoir le désir de la sainteté. Demandons à l’Esprit Saint d’infuser en nous un intense désir d’être saint pour la plus grande gloire de Dieu et aidons-nous les uns les autres dans cet effort. Ainsi, nous partagerons un bonheur que le monde ne pourra nous enlever » (n. 177).

Pour François, la sainteté est un don de l’Esprit que l’on n’accueille pas seul, mais avec d’autres, et qui est lié au bonheur. C’est un cheminement spirituel, personnel et communautaire, « à faire deux à deux », comme dans un couple, où chacun peut être instrument du Christ pour la sanctification de l’autre.

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Désirer être saint est un premier pas pour le devenir. Ce qui ne veut pas dire que nous serons canonisés. Sainteté ne rime pas toujours avec canonisation. Nous sommes appelés par Dieu à devenir ce que nous sommes en vivant au quotidien le baptême reçu. La sainteté est notre vocation ultime, le désir profond de notre cœur, qui oriente notre vie et notre action. « N’aie pas peur de la sainteté », répète le pape François, dans la lignée de Jean-Paul II et de Benoît XVI. Elle mène à notre visage intérieur où Dieu demeure.  L’aventure de la sainteté est celle de l’amour et de la joie. Elle n’est pas destinée à une élite, mais à tout le monde ; elle n’est pas hors de nous, mais en nous. Sommes-nous trop raisonnables ou craintifs pour nous priver d’une telle folie ? Ce chemin unique de croissance personnelle débouche sur la vie éternelle. Au fond, disait Léon Bloy, dans la vie « il n’y a qu’une tristesse, c’est de n’être pas des saints ».

Un vide accepté

Le vide existentiel que l’on ressent intérieurement peut nous conduire à la sainteté si nous laissons l’Esprit Saint nous envahir de sa plénitude. Nous sommes si souvent pressés, stressés, éloignés de notre cœur. Nous nous arrêtons rarement pour respirer, méditer, prier en silence. Nous craignons la mort, la solitude. Nous avons peur de nous ennuyer, donc il faut se distraire, fuir le temps et ses rythmes de maturation. Nous voulons tout maintenant, au lieu d’accepter nos limites et d’accueillir nos fragilités.

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La société de consommation n’en finit plus d’inventer de nouveaux gadgets à la mode qui pourraient combler nos manques. Que de gens accrochés à leurs téléphones dits intelligents, comme si leur vie en dépendait. Et pourtant, Dieu se cache dans le silence, le manque, le vide, la brisure. La sainteté, c’est aussi reconnaître que Dieu nous manque. Donnons-lui donc assez d’espace intérieur pour nous laisser rejoindre par son amour. Le vide devient alors plénitude, comme l’évoque si bien Éloi Leclerc dans Sagesse d’un pauvre : « La sainteté n’est pas un accomplissement de soi, ni une plénitude que l’on se donne. Elle est d’abord un vide que l’on se découvre et que l’on accepte, et que Dieu vient remplir dans la mesure où l’on s’ouvre à sa plénitude. »

Le blogue de Jacques Gauthier

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