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À Lyon, un grand lieu du patrimoine catholique ouvre ses portes à la culture contemporaine

Mircea Oarda
La maison de Lorette, à Lyon.
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Si l’Église et les arts ont été longtemps intimement liés, aujourd’hui le dialogue avec les milieux artistiques semble plus moqueur que constructif. Propriétaire de la superbe Maison de Lorette qui surplombe Lyon, les Œuvres Pontificales Missionnaires viennent d’en confier l’usage à de jeunes trentenaires issus des Alternatives catholiques pour y développer un nouveau projet culturel baptisé Superspectives. Au programme : un festival de musique contemporaine, une résidence artistique et un lieu de création intellectuelle. Une belle occasion de renouer le dialogue dans un esprit moderne et ouvert. Visite des lieux en pleine création.

Accrochée au flanc de la colline de Fourvière, au cœur du jardin du Rosaire, la maison de Lorette fait encore partie des adresses insolites de Lyon. Plus pour longtemps sans doute, car c’est un projet inédit qui est en train d’éclore dans cette bâtisse aux deux terrasses fleuries et à la vue exceptionnelle.

Maison de Pauline Jaricot et du catholicisme social

Construite au cœur de la Renaissance, la maison est devenue célèbre au XIXe siècle grâce à sa propriétaire de l’époque, Pauline Jaricot, grande figure lyonnaise du catholicisme social et inspiratrice des Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM) qui ont intégralement rénové en 2005 cette maison de plus de 1000 m2. Quatre religieuses carmélites congolaises y logent actuellement : elles œuvrent dans la ville de Lyon et accueillent les quelques visiteurs qui viennent se recueillir dans la chambre où mourut Pauline Jaricot. Mais l’adresse reste encore confidentielle alors que l’emplacement comme la symbolique du lieu devrait pouvoir rayonner plus largement.

Le projet Superspectives

C’est pourquoi les OPM ont eu l’idée de se rapprocher des AlterCathos, un groupe de jeunes catholiques lyonnais créatifs et très dynamiques basés au café Le Simone, à Lyon. Et il n’a pas fallu attendre longtemps pour que naisse le concept « Superspectives », imaginé par deux jeunes trentenaires, Camille Rhonat, professeur de philosophie, et François Mardirossian, pianiste. Superspectives, ce sera un festival de musique contemporaine chaque été, (première édition du 20 juin au 14 juillet prochain), une résidence artistique à l’année accueillant des artistes dont les créations seront soutenues par le collectif, et une résidence intellectuelle où conférences et ateliers d’écriture permettront de développer la réflexion contemporaine.

Superspectives
François Mardirossian et Camille Rhonat.

Soutenir la création contemporaine

« Pour imaginer ce projet, nous sommes partis de deux constats », explique à Aleteia Camille Rhonat. « Les catholiques bénéficient en général d’un très bon ancrage culturel mais se montrent souvent très méfiants vis-à-vis de la culture contemporaine, aussi bien sur sur le plan intellectuel qu’artistique, au risque d’en ignorer les enjeux et de s’enfermer dans une culture de l’archive. Réciproquement, le milieu culturel contemporain est plutôt rétif voire hostile à l’Église, souvent par principe, quitte à ignorer ce qu’elle est appelée à devenir au fond, à savoir une minorité créative. L’idée est simplement d’aider à rétablir une situation plus excitante ! Après tout, on ne manque pas d’exemples inspirants pour repenser le dialogue entre l’Église, la pensée et les arts, non ? ». Question judicieuse du jeune philosophe qui résonne plutôt bien en ce moment, à l’heure des questionnements sur la rénovation de Notre-Dame de Paris.

Si la programmation du tout premier festival de musique contemporaine est déjà calée, la rencontre avec les artistes et intellectuels est en cours pour organiser la vie de la résidence « d’ici la rentrée prochaine ». Un projet à suivre de près donc, et qui sans nul doute deviendra vite un haut lieu créatif pour la région comme pour les artistes et les jeunes. Après la Villa Médicis, place à la Villa de Lorette !

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