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Ce SDF qui a ému tout son quartier par sa générosité

SDF; SANS ABRI
© Shutterstock
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À Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), riverains et commerçants se mobilisent pour un dernier adieu à Jean-Paul, un SDF qu’ils surnommaient « Jésus » au regard de sa générosité et de son sens du service.

Visage fin, front haut, cheveux bruns et barbe blanche, Jean-Paul est décédé il y a plus d’une semaine, le 16 février, d’une crise cardiaque. SDF connu de tout le quartier dans lequel il résidait à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), des commerçants et quelques habitants se mobilisent ces derniers jours pour récolter de l’argent. Ils veulent pouvoir lui offrir une belle plaque et lui déposer quelques fleurs.

Angélique est à l’initiative de cette collecte. Ayant elle-même connu la rue avant de tenir un commerce, elle témoigne du bon souvenir qu’il a laissé auprès d’eux, mais aussi de sa personnalité. Il « avait l’habitude de nettoyer le parking du petit supermarché chaque soir, juste en face de la gare RER », où il était installé depuis vingt ans. « En échange, le directeur lui apportait un sandwich ou un café », raconte-t-elle.

« Le peu qu’il avait, il le donnait »

Sébastien, un SDF du quartier d’une trentaine d’années, explique « qu’on l’appelait Jésus parce qu’il était bon avec tout le monde, et aussi parce qu’il lui ressemblait avec sa barbe fournie ». C’est aussi grâce à lui qu’il a pu trouver un endroit où aller et survivre un peu mieux. Il n’a pas toujours été à la rue. Seulement depuis l’été dernier. « Moi-même je le connaissais déjà et lui donnais quelques pièces en passant, presque chaque jour. J’ai perdu mes parents, puis mon job et mon toit. Une fois à la rue c’est lui qui m’a accueilli ! », se souvient-il avec gratitude. « Il me donnait les pièces qu’il récoltait. Il me donnait tout. » Jusqu’à partager sa tente avec lui, le temps qu’il trouve un autre endroit. Les souvenirs de tous sont unanimes : « Le peu qu’il avait, il le donnait. Quelques centimes, son seul sandwich de la journée… juste un sourire. Un sourire ça peut faire des miracles quand on est dans la rue ».