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Profanations dans des églises : « Il y a la justice et il y a la miséricorde »

NICOLAS BOUTIN / ALETEIA
Les paroissiens se sont organisés pour nettoyer et réparer les dégradations.
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Quelques jours après le départ de feu provoqué intentionnellement dans la cathédrale Saint-Alain à Lavaur (Tarn), son curé, le père Joseph Dequick, a rencontré les deux lycéens responsables des dégradations.

C’est profondément contrits que les deux lycéens, ayant incendié mardi 5 février une chapelle annexe de la cathédrale Saint-Alain à Lavaur (Tarn), ont rencontré séparément le curé du secteur paroissial, le père Joseph Dequick. Fort heureusement, les dégâts sur l’autel ne sont pas irréversibles. C’est surtout « une fumée grasse et toxique » qui a envahi l’intérieur du bâtiment et laissée derrière elle une suie sur tout le mobilier, confie à Aleteia le curé. Les paroissiens se sont organisés pour nettoyer et réparer les dégradations. Mais l’équipe n’aurait pas été au complet sans la présence des deux jeunes s’étant rendus, insiste le père Joseph Dequick. C’est lui qui a demandé à la Gendarmerie de faire venir les deux lycéens. L’un d’entre eux est venu participer samedi matin aux travaux de réfection, tandis que le second s’est présenté auprès du prêtre le mardi soir.

© Père Joseph Dequick
L’intérieur de l'église quelques minutes après incendie.

Des « bêtises de jeunes »

« Nous avons discuté afin que je comprenne leurs motivations, explique le prêtre. Ce sont des jeunes qui ne sont pas chrétiens, qui n’ont pas été baptisés. Ils ont expliqué que leurs actes n’étaient pas nourries par la haine contre les chrétiens mais qu’il s’agissait de “bêtises de jeunes“ », assure-t-il.

Le père Dequick a néanmoins porté plainte, « parce que ce sont des actes graves ». Les deux lycéens, âgés de 17 ans se sont rendus aux autorités les jours suivants leur forfait. Ils seront convoqués par le juge des enfants le 15 mars prochain. Mais pour le prêtre, hors de question d’en rester à la seule procédure judiciaire. « Je leur ai rappelé qu’il y a la justice mais aussi la miséricorde. En tant que prêtre, je tenais à leur dire que je leur pardonnais, parce que Dieu pardonne. Ils sont venus contrits, ils regrettaient profondément leurs actes. »

NICOLAS BOUTIN / ALETEIA

« Derrière ces actes de moins en moins isolés — cinq dégradations ont été constatées en l’espace d’une semaine dans l’Hexagone — on voit une société qui a tué le Père, estime par ailleurs le père Joseph Dequick. Ce qui se passe contre les chrétiens, on n’en parle pas beaucoup dans les médias », déplore le curé. « Le message de l’Évangile est toujours là, il est toujours aussi beau, toujours aussi pur, aussi important pour les générations d’aujourd’hui. C’est à nous, chrétiens, de retrouver cette connaissance de Dieu, la présence du Christ, en revenant dans les églises ». Une bénédiction des murs de la cathédrale a eu lieu avant la messe dominicale. Le prêtre et les deux jeunes se sont promis de se rencontrer à nouveau.

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