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“Père” et “mère” bientôt remplacés par “parent 1” et “parent 2” ?

2 min de lecture
Ecoliers

Crédit : © Unguryanu | Shutterstock

Ce mardi, l’assemblée nationale a adopté un amendement dans le cadre du projet de loi "sur l'école de la confiance" qui supprime les termes "père" et "mère" dans les formulaires scolaires, au profit de "parent 1" et "parent 2".

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Ce mardi, l’assemblée nationale a adopté un amendement dans le cadre du projet de loi “sur l’école de la confiance” qui supprime les termes “père” et “mère” dans les formulaires scolaires, au profit de “parent 1” et “parent 2”.

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Est-ce la consécration de l’homoparentalité dans les formulaires scolaires ? Au cours de la séance publique du 12 février, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture un amendement qui dispose que les formulaires scolaires devront désormais porter les mentions “parent 1 et parent 2” et non plus “père et mère” (à 1’50’42 dans la vidéo qui suit). Selon la députée Valérie Petit (LREM), ceci “vise à ancrer dans la législation la diversité familiale des enfants dans les formulaires administratifs soumis à l’école”. “On a des familles qui se retrouvent face à des cases figées dans des modèles sociaux et familiaux un peu dépassés. Aujourd’hui, personne ne devrait se sentir exclu par des schémas de pensée un peu arriérés. Pour nous, cet article est une mesure d’égalité sociale », a argué pour sa part sa collègue Jennifer de Temmerman (LREM).

“Une pensée unique et politiquement correcte”

Le débat sur le projet de loi « pour l’école de la confiance » a débuté le 11 février et durera toute la semaine. Rappelons que l’amendement a été adopté en première lecture et que le texte n’a donc pas encore été adopté définitivement, en raison de la navette parlementaire. Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation, et Anne-Christine Lang (LREM), rapporteur du projet de loi, avaient pourtant donné un avis défavorable à cet amendement. Ils estimaient en effet que le changement réclamé ne relevait pas du domaine législatif. Le député Xavier Breton (LR) dénonce quant à lui un amendement relevant “d’une pensée unique et politiquement correcte qui ne correspond pas à la réalité”. Il a notamment précisé “qu’aujourd’hui, dans les unions célébrées, mariages ou Pacs, plus de 95% sont des couples homme-femme”. L’événement a agité les réseaux sociaux dès hier soir.