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Affaire Alexia Daval : une leçon de pardon et de dignité ?

JONATHANN DAVAL
SEBASTIEN BOZON / AFP
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Confronté à sa belle-mère dans le bureau du juge d’instruction, Johnatann Daval a avoué vendredi une nouvelle fois être le meurtrier de sa femme, Alexia. Un soulagement pour Isabelle Fouillot, la mère de la victime.

« Il fallait qu’il se libère de ce carcan de déni dans lequel il était ». C’est ce qu’a déclaré vendredi 7 décembre Isabelle Fouillot, la mère d’Alexia Daval, après les nouveaux aveux de Jonhatann Daval sur les circonstances de la mort de sa fille. « Je lui avais amené une photo d’Alexia et du chat Happy (le chat du couple, ndlr) et c’est ce qui a permis de déclencher la vérité, en ayant bien insisté sur le fait qu’on l’avait aimé pendant dix ans, que c’était notre fils, qu’on a fait tout ce qui fallait pour eux et qu’on l’a toujours aimé », a-t-elle déclaré.

Pendant des mois Jonathann Daval a donné des versions différentes sur les circonstances de la mort d’Alexia, son épouse. Après sa disparition en octobre 2017, il invente une première histoire dans laquelle il affirme n’avoir joué aucun rôle. Mais sa fiction ne résiste pas à l’épreuve des indices versés au dossier. Il finit par avouer une première fois devant le juge d’instruction avant de se rétracter et de changer sa version des faits en juin. Vendredi décembre, le jeune homme de 29 ans a craqué devant la mère de la victime au tribunal de grande instance de Besançon.

« Monsieur Daval s’est réfugié dans son déni pour, au bout d’une heure et quart, une heure vingt de confrontation, s’effondrer en sanglots et avouer finalement qu’il avait donné la mort à Alexia Daval », a déclaré le procureur de Besançon devant la presse. Après ses aveux, Jonathan Daval « s’est mis à genoux devant sa belle-mère, manifestement pour solliciter son pardon », a indiqué le procureur.

Journaliste à l’Est Républicain, Willy Graff a décrit la scène en ces termes dans son article : « Isabelle Fouillot a alors ce geste d’une incroyable dignité, qui émeut l’ensemble des personnes présentes dans la salle. Elle se lève, relève elle-même son gendre, puis le serre dans ses bras. Deux longues minutes. Leurs larmes se mêlent ». Un article qui a fait réagir de plusieurs prélats sur les réseaux sociaux, saluant la force du pardon et la dignité d’une mère éplorée.