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Vivre l’Avent quand on est séminariste

SEMINARISTE
© Œuvre des Vocations
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Au séminaire, les futurs prêtres étudient philosophie et théologie. Mais leur formation ne s’arrête pas là, bien au contraire. Les séminaristes d’Île-de-France, qui bénéficient du soutien de l’Œuvre des Vocations, donnent leur témoignage et racontent comment ils vivent en actes le temps de l’Avent auprès des fidèles.

« Comme toutes les fêtes, Noël nous rapproche des paroissiens ». Vincent Van Geirt, 27 ans, futur prêtre du diocèse de Versailles, est en cinquième année de formation. Ce blond gaillard de 27 ans à l’œil attentif passe tous ses week-end dans la paroisse Sainte-Élisabeth de Hongrie, à Versailles, avec laquelle il se prépare à vivre l’Avent. « Concrètement, nous vivrons une après-midi d’animation dans le quartier avec des chants de Noël. Voir toute une paroisse qui se met en marche pour rappeler au monde le cœur du cœur, ça interpelle. Le jour de Noël, nous avons l’habitude de proposer un repas de Noël à tous ceux de la paroisse qui le souhaitent. La Nativité nous permet de nous réjouir ensemble et nous rappelle la beauté de l’enfance, à travers ce mystère de Dieu qui se fait petit. Cette joie rapproche forcément ; le fait de vivre cette fête ensemble à la paroisse nous dit quelque chose de cette famille qu’est l’Église ».

SEMINARISTE
© Œuvre des Vocations
La chorale des séminaristes parisiens devant la cathédrale Notre-Dame de Paris.

« Qu’ils goûtent à la liturgie avec le peuple de Dieu »

Le père Matthieu Dupont, recteur du séminaire de Versailles, explique la raison de cette présence des futurs prêtres au sein des paroisses : « Ainsi, ils se préparent à servir le peuple de Dieu. L’idée n’est pas qu’ils restent dans leur coin, mais qu’ils goûtent à la liturgie avec le peuple de Dieu ». Cette implication dans le cœur de la vie de l’Église les plonge dans leur futur ministère et les prépare à leur réalité future. Un sorte de stage d’immersion en entreprise au long cours.

Les séminaires d’Île-de-France proposent une formation intellectuelle et spirituelle rigoureuse aux futurs prêtres qu’ils accompagnent, soutenus en grande partie par l’Œuvre des vocations. Au sein de cette formation, divers temps d’apostolat auprès des plus fragiles et au sein des paroisses permettent aux séminaristes de grandir en humanité. Ces temps prennent toute leur place en cette époque de Noël qui fait la part belle aux plus humbles à travers la figure du Christ petit enfant. Les séminaristes vivent un moment spirituel fort, à rebours de l’excitation et la frénésie du consumérisme ambiants. Cette période mêle plusieurs dimensions : le silence, la mission et la présence dans les paroisses. Le père Stéphane Duteurtre, supérieur du séminaire de Paris, la définit ainsi : « Je vois deux choses : l’Avent, c’est la veille, donc il y a une tonalité de prière et de calme. Les séminaristes le vivent en portant la fatigue du premier trimestre et en essayant d’être fidèles à leur vie de prière ». Puis vient la mission : « Les 21-22-23 décembre, ils partent à Notre-Dame de Paris pour annoncer le mystère de l’Incarnation à tous ceux qui viennent ».

SEMINARISTE
© Œuvre des Vocations
Ramzy Saadé en pleine discussion avec un jeune homme durant le temps de mission.

« Bonjour Monsieur. Est-ce que vous voulez que je vous accompagne jusqu’à la crèche ? Ou alors vous souhaitez une explication sur le tympan ? » Parmi les personnes rencontrées par les futurs prêtres, beaucoup de familles, de la grand-mère très catholique qui vient montrer le Petit-Jésus à ses petits-enfants à la famille de musulmans en goguette dans la capitale. « Les séminaristes font l’expérience très forte que ceux vers lesquels ils vont reçoivent quelque chose de ce mystère de Noël. C’est très fort pour un futur prêtre », poursuit le supérieur, qui ajoute que « cette période est un moment très singulier et intense de leur vie de prêtres en formation ». Et il n’est pas simplement question de sapin ou de crèche. Durant l’année, les prêtres en formation ont l’habitude de prier les Heures ensemble. Pendant l’Avent, les textes rappellent le mystère de Dieu fait Homme, conduisant ainsi les priants au cœur de la foi. « Avec la liturgie des Heures, qui est renouvelée, le paysage spirituel est complètement transformé », poursuit le supérieur. Une formation à l’essentiel par les psaumes et les cantiques, qui prend toute sa place dans la formation des futurs pasteurs.

« Nous avons pu voir comment Dieu œuvre à travers nous »

Le père Ramzi Saadé, ordonné à Paris le 30 juin dernier, se souvient de ses années de séminaire et de ces missions d’Avent qu’il a vécues comme une « bouffée d’air » qui l’a fortifié dans sa foi. « Tout le monde connaît Noël, explique-t-il. C’est un sujet facile à aborder et ce temps est favorable pour la mission ». Alors engagé sur la paroisse de Saint-Laurent (Paris Xe), il a participé à divers temps d’évangélisation au côté des paroissiens. « Nous nous tenions sur le parvis de l’église, nous chantions et distribuions du vin chaud ». Une mission qui a porté ses fruits : « Cela nous a apporté la joie ; nous avons pu voir comment Dieu œuvre à travers nous. J’ai été fortifié dans ma foi ».

L’Œuvre des vocations prend en charge les frais liés à la formation des séminaristes en faisant appel à la générosité des fidèles. Soutenez la formation des prêtres d’Île-de-France.

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