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Face au scandale des abus sexuels, la lettre du pape François

POPE FRANCIS
Antoine Mekary | ALETEIA | I.MEDIA
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Alors qu'un rapport dévoilait au grand jour de nouveaux cas de pédophilie en Pennsylvanie le 15 août dernier, le pape François a adressé ce lundi 20 août une lettre au « peuple de Dieu », dans laquelle il affirme une fois de plus l’engagement de l’Église au côté des victimes.

Lundi 20 août 2018, le Pape a adressé une lettre aux fidèles dans laquelle il affirme à nouveau l’engagement de l’Église « pour garantir la protection des mineurs et des adultes vulnérables » contre les abus. Face aux scandales de ces abus sexuels et de leur gestion, il invite le peuple de Dieu à une réponse « globale et communautaire ». Cette lettre du souverain pontife vient après la révélation de plus de mille personnes victimes d’abus de la part de prêtres pédophiles en Pennsylvanie entre les années 1950 et 2010. Un rapport, dévoilé le 15 août par la justice de l’État américain de Pennsylvanie, met en cause environ 300 prêtres. Pour le successeur de Pierre, ce document est la preuve que « les blessures infligées ne disparaissent jamais ». Elles « ne connaissent jamais de “prescription” ». « La douleur des victimes », ajoute-t-il, « est une plainte qui monte vers le Ciel ».

« Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui » (1 Cor 12, 26), lance-t-il pour introduire son propos, exprimant plus loin « honte et repentir, en tant que communauté ecclésiale ». Même « si ce que l’on peut faire pour demander pardon et réparation du dommage causé ne sera jamais suffisant », écrit-il, « rien ne doit être négligé » pour éviter que ces situations puissent se reproduire. Pour lui, il est donc « urgent de réaffirmer une fois encore notre engagement pour garantir la protection des mineurs et des adultes vulnérables ».

Le Pape dénonce la « corruption spirituelle »

Dans sa lettre, le Pape considère qu’une des sources des « plaies ecclésiales » est une « manière déviante de concevoir l’autorité dans l’Église ». Le cléricalisme, accuse-t-il, « encourage et aide à perpétuer beaucoup des maux que nous dénonçons aujourd’hui ». Il dénonce également « l’appétit de domination et de possession », ainsi que la « corruption spirituelle », qu’il définit comme « un aveuglement confortable et autosuffisant où tout finit par sembler licite : la tromperie, la calomnie, l’égoïsme et d’autres formes subtiles d’autoréférentialité ». Greg Burke, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, précise que cette lettre du pape François sur les abus sexuels demande aux évêques qui ont couvert des abus sexuels commis par des membres du clergé de « rendre des comptes.

Confrontés à la douleur des « frères blessés », les chrétiens doivent répondre « de manière globale et communautaire ». Le Pape les appelle donc à tendre la main pour protéger mais aussi pour dénoncer « tout ce qui met en péril l’intégrité de toute personne ». Selon lui, il faut que « chaque baptisé se sente engagé dans la nécessaire « transformation ecclésiale et sociale ». Une « conversion personnelle et communautaire » est donc nécessaire. Pour cela, il recommande le jeûne et la prière. À l’image de Marie au pied de la Croix, écrit-il, les chrétiens doivent être auprès des victimes « sans fuir et sans pusillanimité ».

 

 

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