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Ces expressions qui ont une origine biblique : « Apporter sur un plateau d’argent »

WAITER,SERVICE,FORMAL
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Découvrez ces expressions que nous utilisons depuis notre plus jeune âge. Certaines ont tellement imprégné notre culture qu’on ne soupçonne pas qu’elles puissent avoir une origine biblique.

Apporter sur un plateau d’argent

Cette expression signifie offrir quelque chose à quelqu’un ou lui apporter un service sans que cette personne ait quoi que ce soit à faire pour l’obtenir. Par extension, c’est aussi servir avec beaucoup de déférence. Si l’expression est à prendre au sens figuré, son origine, qui remonte à l’Ancien Testament, était bien exprimée au sens propre : à l’occasion de l’érection du tabernacle (la tente de la Rencontre où Dieu s’entretenait avec Moïse et se manifestait à son peuple), les responsables des tribus d’Israël vinrent apporter leurs nombreuses offrandes sur des plateaux d’argent comme le développe avec précision le chapitre 7 du Livre des Nombres.

« Ce présent comprenait un plat d’argent pesant cent trente sicles*, une coupe en argent de soixante-dix sicles – selon le sicle du sanctuaire –, tous deux remplis de fleur de farine pétrie à l’huile, pour l’offrande de céréales »

« Tels furent les présents des chefs d’Israël pour la dédicace de l’autel le jour où on en fit l’onction : douze plats d’argent, douze coupes en argent, douze gobelets en or.

Chaque plat d’argent pesait cent trente sicles ; chaque coupe, soixante-dix sicles. Les objets d’argent pesaient, au total, 2 400 sicles, selon le sicle du sanctuaire. » (Nb 7, 13-85)

Un livre complexe et déroutant

Quatrième livre de l’Ancien Testament, le Livre des Nombres est traditionnellement attribué à Moïse. Il recouvre environ 40 années de l’histoire du peuple hébreu, entre la sortie d’Égypte et l’arrivée en Terre Promise, aux abords du pays de Canaan. Menée par Moïse, la marche à travers le désert est éprouvante et ponctuée de conflits : doutes, complots, rébellions… le chemin vers la liberté s’avère long et difficile ! Ni Moïse, ni son frère Aaron et leur sœur Myriam ne verront le bout du voyage, ils mourront juste avant et c’est Josué, homme de confiance de Moïse, qui fera pénétrer la deuxième génération du peuple hébreu en Terre Promise.

Le livre doit son nom à la traduction grecque arithmoi, en référence aux nombreux recensements ou dénombrements des Israelites qui composent les tribus et à l’extrême précision numérique qui le caractérise alors qu’en hébreu, il s’appelle bamidbar, ce qui signifie « dans le désert ». Moins connu que le Livre de l’Exode, le Livre des Nombres occupe une place à part dans l’Ancien Testament, probablement parce qu’il est à la fois complexe et déroutant. Origène (185–253), l’un des premiers grands philosophes chrétiens, considéré comme le père de l’exégèse biblique (étude approfondie des textes sacrés), estimait dans ses Homélies sur les Nombres que sa lecture n’était «  d’aucune utilité, qu’il n’y avait là point de remède […] pour le salut de l’âme » et que le texte devait être repoussé et rejeté « aussitôt comme des nourritures lourdes et indigestes. »

Un jugement bien dur ! Mais pour Thomas Römer, professeur (chaire des Milieux bibliques) au Collège de France, « le Livre des Nombres aborde beaucoup de questions importantes et énigmatiques. Si, curieusement, il n’a pas beaucoup attiré l’attention des spécialistes, c’est aussi peut-être parce qu’on n’en a pas encore reconnu l’importance. »

On trouve aussi l’expression « apporter sur un plateau », sans précision s’il est d’argent, qui rappelle l’exécution de saint Jean-Baptiste. Cousin de Jésus, le prophète a été jeté en prison par Hérode car il a condamné son mariage avec Hérodiade, la femme de son frère Philippe. Le jour de l’anniversaire d’Hérode, Salomé, fille d’Hérodiade, danse pour lui et ses invités. Charmé, il lui promet de lui donner tout ce qu’elle désire. Indécise, Salomé demande conseil à sa mère. Celle-ci, qui souhaite se venger de Jean-Baptiste, lui ordonne de demander sa tête à Hérode.

« Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. » (Mc 6, 25)

Ne voulant pas revenir sur son serment, Hérode accepte à contre cœur et ordonne d’exécuter le prophète.


*Le sicle était une unité monétaire et unité de poids en usage dans l’Orient ancien, variable en valeur selon les pays et selon les époques.

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