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Les sœurs de Mère Teresa plus actives que jamais en Afghanistan

CHARITY SISTER
M.MIGLIORATO I CPP I CIRIC
3 septembre 2016 : une sœur, missionnaire de la Charité, lors d'une session de catéchèse à la veille de la canonisation de Mère Teresa. Place St Pierre, Vatican, Rome, Italie.
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Exposées depuis douze ans aux violences et attentats qui continuent de semer la terreur à Kaboul, les missionnaires de la charité n’ont aucune intention de s’en aller, selon L’Osservatore Romano qui leur rend hommage.

En Afghanistan, la méfiance générale envers les chrétiens reste palpable en dépit d’une promesse constitutionnelle de tolérance religieuse. Pourtant, dans la capitale, Kaboul, depuis douze ans, les missionnaires de la charité de Mère Teresa apportent réconfort et soutien à la population, sans se cacher, sans jamais reculer devant le danger. Cette semaine, l’Osservatore Romano, a salué leur courage à s’exposer, portées par leur amour des plus pauvres.

Si le nombre de catholiques tient du symbole en Afghanistan, « cela n’empêche pas la grande majorité de la population de respecter le message du Christ et ceux qui l’interprètent pour le bien de ceux qui en ont le plus besoin », souligne le quotidien. A Kaboul, la maison des missionnaires de la charité est devenue celle de quatorze enfants porteurs d’un handicap mental ou physique. Malgré des décennies de violences, de bombardements, de harcèlement et une situation qui ne semble pas s’améliorer au plan sécuritaire, les religieuses se déplacent sans protection. « Celui qui est ici pour défendre les plus démunis n’a pas besoin de protection, et puis on n’est pas ici que pour les catholiques ou les chrétiens. Nous sommes là pour tous les pauvres, pour tous ceux qui sont dans le besoin et frappent à notre porte. On n’a pas besoin de gardes armés », insiste la supérieure des missionnaires de la Charité Sœur Fortunata, d’origine rwandaise.

Tous les mardis

Et on le voit généralement le mardi, toutes les deux semaines, dans le district de Qala-e-Fathullah. Il y a un va-et-vient discret de femmes en burqa et d’enfants qui sortent de la maison bleue des religieuses. Bleue comme leur burqa et bleue comme le bord du sari des sœurs.

À l’intérieur, enfin à l’abri des regards indiscrets, les regards s’éclairent, les sourires se croisent. Que de poignées demain entre celles qui essaient de donner ce qu’elles peuvent et celles qui reçoivent avec la dignité de ceux qui sont « pauvres dans leurs portefeuilles » mais certainement « pas dans leur âme ».

Quelques 375 familles bénéficient actuellement de l’aide des religieuses. Soit on vient frapper à leur porte soit ce sont les missionnaires qui vont chez elles pour voir qui a besoin d’aide. Les sacs se remplissent de farine, sucre, riz, huile et haricots, le tout pesé au gramme près pour arriver à contenter le plus grand nombre. Avec ce système, les sœurs arrivent à nourrir près de 2.600 enfants.

Invitées à plus de discrétion

Il est à espérer que les missionnaires de Mère Teresa ne risquent pas de représailles. « Normalement non, quand on représente une aide pour les plus démunis », disent-elles. Mais depuis quelques temps elles sont invitées à faire preuve de plus de discrétion, à ne pas se rendre dans les quartiers où vivent les familles et à ne pas s’exposer à Qala-e-Fathullah.

Mais les va-et-vient continuent. « Trop de monde à aider », vous disent les sœurs. Trop d’enfants abandonnés dans une mosquée, dans la rue, dans les hôpitaux, traumatisés par les explosions de mines, les effets des bombardements et les attentats. Sans compter les défauts en matière de prévention et de vaccination au niveau sanitaire, conséquence de la guerre. Le très grand nombre de cas de polio en témoigne. « Notre maison est leur maison et elle le sera toujours, même quand ils auront grandi », souligne la supérieure.

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