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Angèle Marie Autsch, l’ange allemand d’Auschwitz

ANGELA MARIA AUTSCH
Fair Use | Archive of the Auschwitz Museum
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Parmi les douze nouveaux serviteurs de Dieu reconnus par le pape François pour leurs vertus héroïques, Angèle Marie du Cœur de Jésus, une religieuse allemande qui a osé traiter publiquement Hitler de « fléau ».

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Marie Autsch, née le 26 mars 1900 à Röllecken, en Allemagne, est une religieuse de la Congrégation des soeurs trinitaires de Valence à Mötz (Autriche), consacrée à l’enseignement et aux soins des malades. En entrant en religion, la jeune femme a pris le nom de sœur Angela du Sacré Cœur de Jésus qui était pour elle plus qu’un symbole de dévotion : l’orientation de toute une vie et son plus fidèle soutien.

Lorsque Marie Autsch prononce ses vœux perpétuels, en 1938, l’Allemagne nazie vient d’annexer l’Autriche. Sa communauté risque d’être réquisitionnée comme toutes les maisons religieuses pour être redistribués aux partisans du nouveau régime. Mais si beaucoup de ses contemporains se laissent abuser par la propagande nazie, sœur Angela Autsch comprend « la folie de cette idéologie » et ose s’y opposer avec courage. Au début du mois d’août 1940, elle va jusqu’à traiter publiquement Hitler de « fléau de l’Europe ». Dénoncée, elle est arrêtée par la Gestapo le 12 août pour insulte au Führer. D’abord incarcérée à la prison de la police à Innsbruck, elle est transférée au camp de Ravensbrück puis à Auschwitz, comme « détenue politique », dans l’un des premiers convois à entrer dans ce camp.

L’ange d’Auschwitz

A Auschwitz, Angèle Marie, tel un « ange de paix et de sérénité » – comme l’appellent les codétenus – offre espoir et sens au calvaire subi :

« Tout au long de son calvaire, immergée dans la misère et l’oppression au milieu de tant de souffrances indicibles, sœur Angela conserve une foi inébranlable en Dieu Trinité et en l’humanité. Elle se fait servante de tous sans distinction de race, de religion, de culture ou d’antécédents. Négligeant sa propre santé, elle fait son possible pour protéger et soutenir ceux qui étaient privés de leur dignité et de leur liberté. Dans le camp comme dans les baraquements dans lequel elle évolue, elle arbore un sourire radieux, réconforte et console ceux qui se trouvaient dans la détresse ou la souffrance. Pour tous ces malheureux qu’elle servait comme infirmière, elle est un ange de paix et de sérénité » (Lettre du ministre général à la famille Trinitaire à l’occasion de la solennité de la Très sainte Trinité 2018)

Un lent martyre

Quel est donc le secret de sa force intérieure et de sa joie ? Sa prière continue, sa dévotion à la Sainte Vierge, son don total d’elle-même aux prisonnières et son abandon entre les mains de Dieu, témoignent sans hésiter d’anciennes codétenues, pour la plupart communistes, athées et juives. Le 23 décembre 1944, lors d’un bombardement aérien du camp d’Auschwitz, sœur Angela meurt d’une crise cardiaque. « Bien que la cause immédiate de sa mort n’ait pas été le martyre, son expérience d’épreuves et de souffrances intenses pendant plus de quatre ans dans le camp de concentration fut un lent martyre », estime la famille Trinitaire, et de toute évidence le pape François aussi qui reconnaît qu’Angèle Marie Autsch a vécu les vertus chrétiennes à un degré héroïque, lui attribuant ainsi le titre de vénérable, première étape avant la béatification et la canonisation.

Lire aussi : Stanislawa Leszczynska, la sage-femme d’Auschwitz

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