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À quoi sert une Commission diocésaine d’Art Sacré ?

autel basilique saint Denis 2018
© Michel Pourny
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Évêques, curés, paroissiens, État, maires, conservateurs, historiens, architectes, artisans, artistes. Tous ces interlocuteurs sont concernés par la Commission diocésaine d’Art Sacré. Mais de quoi s’agit-il ?

Les Commissions diocésaines d’Art Sacré (CDAS) ont été instituées le 4 décembre 1963 par le concile Vatican II. Elles rassemblent à l’échelle d’un diocèse plusieurs interlocuteurs afin de veiller à la meilleure utilisation possible de tout le patrimoine artistique affecté à la liturgie mais aussi à encourager la création artistique.

Seul l’évêque peut mettre en place une Commission diocésaine d’Art Sacré, car elle reçoit d’abord une mission ecclésiale. Ce n’est pas une société savante, ni une association loi 1901. C’est un organisme de gouvernement pastoral du diocèse. L’évêque du diocèse, seul membre de droit, nomme tous les autres membres, prêtres ou laïcs, tous bénévoles, pour un mandat déterminé, éventuellement renouvelable. Généralement ; un permanent, salarié ou non du diocèse, assure le bon fonctionnement de la commission.

Aménager, transformer, décorer

Le rôle de la Commission diocésaine d’Art Sacré est consultatif. Elle est consultée à propos de l’aménagement, de la restauration voire de la construction d’une église catholique, en application des normes liturgiques et de la loi de séparation des Églises et de l’État de 1905. Elle veille au meilleur usage possible des richesses artistiques conservées dans les églises. Elle promeut la création artistique en mettant en relation les curés affectataires ou les maires propriétaires avec des architectes et des artistes. Elle peut aussi donner son avis pour la commande d’un nouveau mobilier de chœur ou de vitraux contemporains, pour restaurer un parvis ou déplacer un orgue. Son regard garantit une vision d’ensemble.

Les membres de la Commission diocésaine d’Art Sacré sont choisis pour leurs compétences en matière d’histoire de l’art, d’architecture mais aussi de lumière ou d’acoustique. « Les CDAS sont là pour guider les porteurs de projet qui ne savent pas toujours par où commencer et les orienter vers les bons interlocuteurs à qui faire signe au bon moment », résume Violaine Savereux, responsable de la Commission diocésaine d’Art Sacré de Lyon. D’où leur habitude de travailler avec les partenaires institutionnels du patrimoine : Conservateurs des Antiquités Objets d’Art, Conservateurs Régionaux des Monuments Historiques, Architectes des Bâtiments de France… Les CDAS peuvent émettre un avis sur l’usage culturel d’une église, par exemple doit-on autoriser un spectacle historique avec des chevaux dans une cathédrale ?

Répertorier, sauvegarder, mettre en valeur

Parmi les nombreuses autres missions des commissions diocésaines d’Art Sacré figure également la participation aux actions de sauvegarde des objets mobiliers religieux, protégés ou non au titre des Monuments Historiques : inventaire, récolement, mise en sécurité. Là, les anecdotes sont nombreuses : objets retrouvés dans le clocher, ou emportés par bienveillance, stockés avec le sucre à confitures… Une CDAS peut aussi soutenir des initiatives de mise en valeur, en particulier lors des Journées du patrimoine ou de la Nuit des églises. Elle favorise la formation des paroissiens à l’art sacré.

Plus rarement, la mission peut devenir particulièrement exaltante lorsqu’il s’agit d’envisager la construction d’un nouveau lieu de culte. Ainsi la CDAS de Lyon a récemment participé à la réflexion-projet d’une chapelle du Christ-Sauveur dans le quartier de Lyon-Part-Dieu, un toponyme évocateur ! Mais la commission ne peut pas se substituer au propriétaire pour la maîtrise d’ouvrage des travaux. En définitive, toute décision appartient à l’affectataire et au propriétaire légal des lieux de culte.

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