Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

« Mad », l’extraordinaire destin d’une espionne dans la seconde guerre mondiale

Mad, une héroïne de l'ombre
"Mad, une héroïne de l'ombre", un documentaire inédit.
Partager

Madeleine Richou-Bihet, plus connue sous le pseudonyme « Mad », a été un agent des services spéciaux français pendant la Seconde guerre mondiale. Grâce à ses liens avec un officier autrichien, Erwin Lahousen Elder von Vivremont, elle a pu fournir des informations cruciales sur de nombreux projets d'Hitler. Dans un documentaire diffusé ce dimanche 26 février à 22h35, TV5 propose de découvrir le destin méconnu de cette femme d’exception.

Toute sa vie, elle aura respecté un strict devoir de réserve. Madeleine Bihet-Richou s’est éteinte il y a plus de vingt ans comme elle a vécu, en toute discrétion. Et pourtant… Ses mémoires, retrouvées au fort de Vincennes et depuis peu déclassifiées, révèlent l’histoire exceptionnelle qu’est la sienne et celle d’Erwin Lahousen, officier de renseignement autrichien, œuvrant ensemble contre le nazisme, bien que dans des camps officiellement opposés.

« Une image exemplaire »

« Par son courage rare, son intelligence et son abnégation, elle offre une image exemplaire de ce que peut être un véritable agent secret. Une femme capable du respect absolu de la loi du silence », rappelle France Télévisions qui présente ce dimanche 26 février à 22h35 sur TV5 un documentaire,  Mad, une héroïne de l’ombre, retraçant son histoire.

Nous sommes à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Madeleine Richou est professeur de français dans une institution de Vienne. C’est ici qu’elle rencontre le colonel Erwin Lahousen, un officier des services de renseignement autrichiens, avec qui elle entretient une « tendre » amitié. Patriote, il comprend rapidement que l’avènement du nazisme dans le Reich voisin va mettre un terme à l’indépendance autrichienne et quand il réalise en 1937 que le processus d’annexion de l’Autriche est en cours, il décide de rencontrer l’amiral Wilhelm Canaris, chef de l’Abwehr (service de renseignement Allemand), avec qui il partage son aversion pour le nazisme.

La source MAD

Il va alors s’associer à son amie française Madeleine Richou afin de transmettre les informations qu’il détient au service de renseignement français. Leur position stratégique a fait de leur engagement une source de renseignements de première importance sur tous les projets de Hitler. À eux deux, ils ont constitué ce que les services français appelaient « la source MAD », du nom de guerre de Madeleine Richou.

Entre octobre 1938 et 1945, « la source MAD » va alimenter les services de renseignement français et alliés. Avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, elle va par exemple fournir une trentaine de notes parmi lesquelles l’avis de l’imminence de l’occupation du territoire des Sudètes, le plan de l’envahissement de la Bohême et de la Moravie, l’avis de la signature du pacte d’acier entre l’Allemagne et l’Italie, l’avis de la possible signature du pacte germano-soviétique, l’attaque de la Pologne, l’annexion de la Belgique puis de la France…Pendant la guerre, elle est envoyée à Berlin où elle continue à alimenter coûte que coûte les services spéciaux français et alliés.

D’après certains, si le haut commandement français avait tenu compte de l’ensemble des renseignements fournis par Madeleine Richou, le cours des événements et le choix des stratégies militaires déployées auraient pu être complètement différents. À l’issue de la Seconde Guerre mondiale, elle rejoint les nouveaux services spéciaux du Bureau central de renseignements et d’action (BCRA), qui deviendra bien plus tard la DGSE.

« Mad a usé de tous les stratagèmes pour échapper à la Gestapo, déjouer les filatures, envoyer des messages codés, en pleine montée du nazisme à Vienne, puis à Berlin et Budapest. Elle a vécu l’arrivée successive des troupes allemandes et soviétiques et passé cinquante jours dans une cave sous un champ de bataille », rappelle encore France Télévisions.

Ce documentaire, tout comme le livre de Marie Gatard La source MAD : services secrets : une Française de l’ombre et un officier de l’armée allemande unis contre le nazisme dont il s’inspire, rend un très bel hommage à cette femme exceptionnelle. Une figure discrète mais d’une efficacité légendaire qui s’impose comme l’une des figures emblématiques des services de renseignement français.

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]