Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Aleteia

À Rome, un tournoi de foot associe crampons et col romain

CLERICUS CUP MATCH
Vincenzo Pinto | AFP
Partager
Commenter

Bien que l’Italie ne soit pas qualifiée pour le mondial de football 2018, ce sport y reste roi. Une frénésie qui n’épargne personne, pas même les prêtres et les séminaristes. Plus que jamais pendant la Clericus Cup dont le coup d’envoi sera donné ce 24 février.

Prêtre ou joueur de football, pourquoi choisir ? À Rome, le temps de la Clericus Cup, les deux sont possibles. Cette compétition unique en son genre oppose les prêtres et les séminaristes des collèges (lieu où vivent les prêtres étudiants) et universités pontificales. Le trophée représente on ne peut mieux la compétition : une paire de crampons et un ballon surmontés d’un saturne, ce chapeau rond porté autrefois par les prêtres !

Cette année, seize équipes s’affronteront, regroupant près de 400 joueurs venant de 71 pays différents. Si les Italiens sont bien sûr les plus nombreux, participeront aussi deux Français, un Syrien, un Soudanais du Sud et même un Chinois. Et pour la première fois, cette année, un des arbitres porte lui aussi le col romain au quotidien. Pour le père Jordan Coraglia en effet, pas question de choisir entre l’Évangile et les règles du foot : le premier doit aussi se vivre sur le terrain, insiste-il.

En Italie, cela n’échappe à personne, le football est une chose sérieuse et chaque match est systématiquement analysé et décrypté. Et la Clericus Cup ne fait pas exception à la règle : des statistiques des précédentes éditions sont donc précautionneusement mises-à-jour. En 11 ans, ce sont 481 matchs qui ont été jouées et le ballon est rentré dans les cages pas moins de 1 680 fois. En revanche, silence sur le nombre de cartons rouges…

WEB 3-Clericus-cup-2018-1
©Centro Sportivo Italiano-Presidenza Nazionale

Pour le père Alessio Albertini, consultant ecclésiastique du Centre italien du sport, ce championnat s’inscrit bien dans la mission d’évangélisation. Tout d’abord, rappelle-t-il, pas besoin de parler la même langue pour jouer ensemble au foot. Le sport est donc un langage universel qui peut créer du lien parmi des hommes de pays et de cultures différentes. Et puis dans la compétition comme dans la foi, indique-t-il, chacun doit donner le meilleur de soi-même pour son équipe.

De plus, les deux équipes opposées se retrouvent pour un moment de prière après chaque match. sans compter que le terrain où les matchs se déroulent offre une superbe vue sur le dôme de la basilique Saint-Pierre. Dans ces conditions, difficile d’oublier sa première mission…

WEB 3-Clericus-cup-2018-3
©Centro Sportivo Italiano-Presidenza Nazionale

Si le langage est identique, il n’en va pas forcément de même pour les chances de gagner… Pour le père Melchor Sánchez de Toca, responsable de la section Sport et foi au Vatican, les séminaristes, encore dans la force de l’âge, disposent d’un avantage inévitable… Plus âgés, glisse-t-il dans un sourire, les prêtres ont parfois du mal à simplement atteindre la fin du match.

De fait, sur les quatre dernières années, l’équipe des « lions d’Afrique », les séminaristes du Collège pontifical urbain, a remporté la compétition à trois reprises. « Nous ne nous laisserons pas voler la coupe, c’est une tradition de la rapporter chez nous », lance d’ailleurs Joachim, jeune séminariste sénégalais et capitaine de l’équipe. Avant d’ajouter magnanime : « Nous ne jouons pas pour gagner ce trophée, mais pour vaincre nos lacunes, et pour faire régner l’amitié ».

WEB 3-Clericus-cup-2018-2
©Centro Sportivo Italiano-Presidenza Nazionale

 

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]