Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

La maladie de Lyme : s’en protéger, les symptômes, les traitements

CHIGOE TWEEZERS
Partager

Passant souvent inaperçue les premiers temps, la maladie de Lyme est transmise par la piqûre d’une tique. Elle se soigne "facilement" à l’aide d’antibiotiques en phase primaire et secondaire. Pour l’éviter, apprenez à identifier les situations à risque, les premiers symptômes de la maladie et à vous protéger efficacement.

La maladie de Lyme ou Borréliose de Lyme est une maladie infectieuse due à une bactérie, la Borrelia Burgdorferi, transportée et transmise par un vecteur, la tique. Comment s’en protéger ? Quels sont les différents signes et stades de la maladie ? Quels traitements adopter pour s’en débarrasser ?

Qu’est-ce que la maladie de Lyme ?

Ce type d’infection est aussi appelé zoonose du fait de son mode de transmission et plus précisément anthropo-zoonoses (transmission de l’animal à l’homme). Mais il semblerait que la tique ne soit pas la seule à pouvoir véhiculer cette maladie de Lyme, puisque l’aoûtat, acarien dont on parle peu finalement, serait également capable de transmettre la maladie par morsure. La maladie n’est pas contagieuse entre humains et si l’on parle beaucoup d’elle actuellement, il faut savoir que toutes les tiques ne sont pas infectées par la bactérie.

La maladie de Lyme est présente dans toutes les régions de France sauf le littoral méditerranéen et en altitude au dessus de 1500 mètres. Les tiques affectionnent les régions boisées et humides très riches en gibier notamment l’Est (Alsace, Lorraine) et le Centre (Limousin, Auvergne). Même si les personnes les plus exposées restent les professionnels travaillant au contact de la nature (bûcherons, sylviculteurs, gardes forestiers, gardes-chasse, garde-pêche, jardiniers), il n’en demeure pas moins que l’on peut être touché dans la vie courante au cours d’une balade en forêt, d’un séjour en camping, d’une partie de chasse ou de cueillette de champignons. Les tiques sont également très saisonnières. Le risque d’infection est maximal au printemps et au début de l’automne. Par contre, elles piquent quelque soit leur stade de développement. Et comme pour les moustiques, il n’y a que les femelles qui se délectent du sang de leur hôte.

Les différents signes de la maladie

Sur le moment, aucun. La piqûre de tique est indolore. C’est en rentrant d’une expédition en nature, que l’on peut découvrir cette petite bête solidement accroché à la peau. Il faut examiner toutes les parties de corps qui font leur bonheur : derrière les oreilles, sur le cuir chevelu, sous les bras et dans le creux des bras, dans le pli du cou, dans le nombril, dans le pli de l’aine et les plis des genoux, entre les orteils. Toutes les autres zones du corps sont bien évidemment à inspecter. Si vous avez été piqué, il faut surveiller la zone pendant un mois. Si une plaque rouge et ronde apparaît avec une tendance à s’élargir, la consultation devient impérative. De même, des symptômes faisant penser à une petite grippe, un état de fatigue inhabituel ou pire une paralysie faciale doivent vous alerter. Des antibiotiques vous serons prescrits.

Comment se protéger efficacement de la maladie ?

Toutes les tiques, vecteurs de la maladie de Lyme, ne sont pas infectées par cette zoonose. Il est donc inutile de paniquer en cas de piqûre. Le meilleur moyen d’éviter la maladie est la protection, autant que cela est possible. Pour éviter de se faire piquer, le premier conseil à appliquer est de se couvrir lorsque l’on a l’intention de jouer ou de se balader en pleine nature, en forêt ou dans un parc verdoyant. Vêtements à couleur claire, manches longues et pantalon glissé dans les chaussettes sont à privilégier. L’utilisation de répulsif sur les vêtements ou sur la peau permet également une protection minimale.

En pleine nature, il faut éviter de marcher, de s’asseoir ou de s’allonger dans les herbes hautes et les feuilles mortes. Les tiques en raffolent. Une fois rentrée de votre expédition en nature, vérifiez sur votre corps qu’aucune tique ne s’y est accrochée. Elles sont facilement détectables sous forme de points noirs en relief. Il ne faut jamais les retirer seul à la main mais à l’aide d’un crochet à tiques ou à défaut une pince à épiler, qui facilite son extraction sans casser la tête dans la peau.

Le traitement après une piqûre de tique infectée

En fonction du stade de la maladie, le traitement ne sera pas identique. La maladie de Lyme est une maladie chronique. Il existe trois phases : primaire, secondaire, tardive. La phase primaire est celle qui suit immédiatement et durant six semaines la piqûre de tique contaminée. Le traitement le plus efficace à ce stade est l’antibiothérapie. Amoxiline et cyclines sont à prendre par voie orale.

Il existe cependant quelques restrictions notamment chez les enfants, les femmes enceintes ou allaitantes et les personnes allergiques. Il leur sera alors prescrit plutôt des macrolides. Le souci de la maladie de Lyme est que la piqûre est rarement douloureuse, que la tique ne reste pas obligatoirement accrochée et que le signe le plus caractéristique de la maladie (à savoir l’érythème migrant) n’apparaît pas sur chaque personne contaminée. La maladie peut donc évoluer donc que la personne ait conscience d’en être atteint. Le manque de formation des médecins et pharmaciens au sujet de cette maladie peut également faire passer à côté du vrai diagnostique.

La deuxième phase de la maladie est la propagation dans tout le corps. De symptômes variés (rendant difficile le diagnostique) viennent ponctuer cette phase secondaire : fatigue, douleurs et raideurs articulaires, maux de tête, faiblesse générale voire même paralysie faciale, modification du rythme cardiaque ou méningite lymphocitaire. Une recherche sérologique d’anticorps contre la Borrelia Burgdorferi permet de déterminer s’il s’agit de la maladie de Lyme ou autre chose.

En cas de sérologie positive à Elisa ou Elisa et Western Blot, le médecin prescrit des antibiotiques à haute dose durant un ou plusieurs mois. En cas de sérologie négative, si le médecin soupçonne quand même la maladie, des antibiotiques sont également prescrits. Si les symptômes disparaissent et malgré une sérologie négative, les médecins estiment dans la plupart des cas qu’il s’agissait de la maladie de Lyme. Cependant une longue durée de prescription est sujette à discussion ainsi que le traitement en cas de sérologie négative. Certains médecins considèrent que le prolongement des traitements est inefficace voire dangereux ainsi que le traitement en cas de sérologie négative. La phase tardive se caractérise par des symptômes chroniques cutanés, nerveux et articulaires. Elle apparaît au bout de quelques mois ou quelques années. Le traitement consiste alors à l’administration de céphalosporine 3e génération par intraveineuse (avec hospitalisation) ou de macrolides ou de tétracyclines. En phase tardive, la guérison n’est pas sûre à 100%. La maladie de Lyme n’est toujours pas reconnue comme une affection longue durée.

Pour en savoir plus :

Fédération Française contre les Maladies Vectorielles à Tiques

Pour aider à cartographier les morsures de tique en France :

Tiques & France

Tags:
maladie
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]