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Pourquoi les hosties ne peuvent pas se passer de gluten ?

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© Jeffrey Bruno|Aleteia
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L'Eucharistie est réalisée avec du pain azyme, et le simili pain qui ne contient plus de trace de gluten ne peut pas lui être substitué. Comment l'Église justifie-t-elle cette exigence ?

Dans une lettre adressée à tous les présidents des conférences épiscopales, le cardinal Ratzinger — le futur Benoît XVI — rappelait en 2003 les règles émises par la congrégation de la doctrine de la foi. Le texte prévoit tous les cas d’intolérance au pain ou au vin, afin que personne ne soit privé de communion eucharistique, pour des raisons de problèmes de santé.

Les pains contenant seulement des traces de gluten sont considérés comme des matières valides, et les intolérants complets peuvent communier au seul vin. Mais les hosties totalement privées de gluten sont considérées comme « matière invalide ». Le père Gilles Drouin, prêtre chargé d’enseignement au séminaire d’Issy-les-Moulineaux, nous explique l’intransigeance de la Congrégation.

Honorer le contexte de l’Incarnation

« L’Église tient à ce que ce soit bien du pain et du vin qui soient consacrés, car elle veut honorer le contexte historique de l’Incarnation », commente le père Gilles Drouin. Dieu ne s’est pas fait homme n’importe où, mais en Galilée, il y a deux mille ans. Conserver le pain et le vin est une façon de préserver un point de contact avec la culture juive et méditerranéenne dans laquelle il a vécu.

Il ne s’agit pas d’un point de dogme, l’infaillibilité pontificale n’est pas en jeu sur cette question, mais cette précision agit dans un registre symbolique. Or la farine qui ne contient plus de gluten paraît trop éloignée de la farine traditionnelle pour que le symbole soit intact, aux yeux de la Congrégation.

Symbole et validité sacramentelle

Si le symbole revêt une grande importance, il ne prend pas pour autant le pas sur la réalité du sacrement, précise-t-il. Même aux temps où l’Église latine se montrait la plus intransigeante sur les détails du déroulement de l’Eucharistie, elle ne considérait pas qu’une matière jugée invalide, comme du pain levé, empêchait la Transsubstantiation, précise le père Drouin. Mais elle sanctionnait le prêtre, et elle a, avec constance, tenu à conserver la farine, l’eau et le raisin fermenté comme matières pour l’Offertoire.

La question de la nature des espèces offertes lors de la messe n’est pas nouvelle, précise le père Gilles Drouin. Dans les années 1970, sous le pontificat de Paul VI, certains prêtres officiant en Asie demandaient à pouvoir célébrer la messe avec des produits de leur pays, comme des galettes de riz et du vin de palme. Cela leur fut refusé, pour maintenir le lien symbolique avec le lieu et le temps de l’Incarnation de Jésus-Christ.

Plus loin dans le temps, les prêtres qui parvenaient jusqu’au Tibet plantaient des vignes jusqu’à 4000 mètres d’altitude, pour pouvoir disposer de vin de messe ! Et encore plus tôt, lors de l’évangélisation de l’Irlande, on y plantait aussi des vignes… « . Je ne suis pas sûr que le vin qu’elles donnaient était excellent, mais cela témoigne de l’attachement, très ancien, des clercs aux symboles du pain et du vin », conclut-il.

Attention aux symboles !

« Le problème, en France, c’est qu’on comprend souvent le symbole comme quelque chose qui n’est pas vrai, donc on y accorde peu d’importance », observe le père. Or le symbole donne à voir une vérité. En honorant la mémoire de la Cène avec du pain et du vin, on rappelle que Dieu s’est incarné dans un homme de chair et de sang, qui mangeait et buvait comme nous, et vivait à une période précise.

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