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La première interview de Mgr Michel Aupetit

Mgr Michel Aupetit. Avant d’être ordonné prêtre à 44 ans, l’archevêque de Paris a été médecin. Il a conservé depuis un goût prononcé pour les questions bioéthiques : il a notamment publié en 1999, un livre intitulé "Contraception : la réponse de l’Église" (éditions Pierre Téqui) et un autre, neuf ans plus tard, "L’embryon, quels enjeux ?". Ses prises de positions se sont multipliées depuis l’avis favorable du Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE) à l’ouverture de la PMA aux couples lesbiens et célibataires, en juin dernier.
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Entre transmission religieuse, laïcité, crise migratoire et bioéthique, le nouvel archevêque pose un regard résolument profond et contemporain sur notre société.

« Je n’ai jamais imaginé devenir prêtre un jour », confiait Mgr Aupetit à KTO alors qu’il venait de devenir évêque de Nanterre en 2014. Mais les voix du Seigneur étant impénétrables, c’est sur le tard, à 39 ans, que le médecin Aupetit entre au séminaire. Nommé archevêque de Paris le 7 décembre 2017 et installé comme tel ce 6 janvier au cours d’une messe à Notre-Dame de Paris, Mgr Aupetit a accordé une interview au Monde où il revient sur plusieurs sujets qui devraient animer le débat public en 2018.

Sur la crise des migrants et leur accueil en France, il reconnaît que « c’est un sujet difficile ». « Notre réflexion se base sur deux principes. Le premier, évangélique, c’est l’accueil inconditionnel des personnes. Le second, c’est le principe du bien commun : comment faire pour que chacun puisse trouver sa place, mais en pensant à tous les autres ? C’est à l’articulation des deux principes que se situe la crête, qui n’est pas facile à trouver ».

Interrogé par la journaliste du quotidien sur les « catholiques culturels », il a ces mots, empreints d’humanité et de réalisme : « S’ils se disent catholiques, c’est qu’il y a quelque chose, et il faut respecter ce quelque chose. Ils espèrent. Il ne faut pas éteindre la mèche qui brûle encore un peu. […] Plutôt que de leur proposer un produit fini, il faut être à l’écoute de leur soif, qui est aussi spirituelle. »

Revenant sur le récent sondage publié par la Croix qui révèle une acceptation croissante par les Français de la procréation médicalement assistée (PMA), de la gestation pour autrui (GPA) ainsi que du « suicide assisté », Mgr Aupetit rappelle que « ce n’est pas parce qu’une majorité pense quelque chose que cette chose est juste ». « Le pape parle d’une civilisation du déchet. C’est vrai. On peut même parler de la société des encombrants ! Ceux qui nous encombrent, on les jette », interpelle l’archevêque.

Questionné lors de cet entretien sur la manière dont l’Église catholique va aborder les États généraux de la bioéthique — qui débutent ce 18 janvier —, il souligne que ce qui est en jeu, c’est d’abord « la question d’une société humaine ». « Qu’est-ce qui fait que nous sommes humains ? C’est là-dessus que doit porter la réflexion. Ce qui distingue l’humain, c’est la capacité à intégrer la fragilité. C’est que nous sommes solidaires des plus faibles ».

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