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Comment se montrer généreux au quotidien ?

Holding Hands
Shutterstock
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Et si nous faisions de la générosité un art de vivre, une habitude voire une évidence ? Voici quelques clés pour nous obliger, chaque jour, à être un peu plus dans le don de nous-mêmes et à montrer l’exemple à nos enfants.

Notre société moderne, souvent qualifiée d’ « individualiste » connaît pourtant d’immenses élans de générosité suite à des catastrophes naturelles, des drames… Pourquoi attendre le pire pour prendre soin du bien-être de son voisin, pour placer les besoins de nos proches avant les nôtres ? La générosité s’apprend et se cultive et nous verrons qu’elle ne passe pas seulement dans le don de nos choses matérielles.

Il n’y a pas de degré dans la générosité, tout don est chargé d’amour ! Essayez donc de mettre en pratique ces quelques conseils, il paraitrait que la générosité rend très heureux et ce n’est pas moi qui le dis : « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir ! » (Actes 20, 35)

Penser à ceux qui ont moins

« À cause de cette générosité, le Seigneur votre Dieu vous bénira dans tout ce que vous entreprendrez. Il y aura toujours des pauvres dans votre pays, c’est pourquoi je vous commande d’être généreux envers vos compatriotes malheureux et pauvres.» (Moïse, Deutéronome 15, 10-11)

Dès le plus jeune âge, un enfant est capable de comprendre qu’il a beaucoup reçu, plus que d’autres, et que certaines personnes sont dans une misère terrible. Pour permettre cette prise de conscience chez l’enfant, plusieurs petites actions et habitudes peuvent être mises en place.

À l’approche de Noël, il est par exemple courant dans certaines familles de demander aux enfants de collecter les jeux qui ne servent plus (sans être pour autant cassés !) pour les offrir à des petits enfants qui ne seront pas gâtés le 25 décembre. Donner à ses jeux une deuxième vie peut être également fait à d’autres occasions dans l’année : grand ménage de printemps, visite d’un hôpital ou de proches dans une situation financière compliquée.

Les parents n’hésiteront pas de leurs côtés à donner vêtements d’enfants, matériel de puériculture, livres déjà lus et relus… Mais à qui donner ? La liste des associations aidant des familles dans le besoin est longue. Les hôpitaux, les maisons d’accueil, la Croix Rouge, les paroisses… seront sûrement que faire de vos dons.

Les enfants peuvent également apprendre à préparer des cadeaux pour leurs frères et sœurs, leurs amis. Apprendre à faire un dessin, un cadeau, un petit geste « pour rien », pas forcément pour une occasion spéciale. Juste pour le plaisir du don, du partage. Donner ce qu’on possède est un acte compliqué pour certains, c’est pourquoi cela s’apprend. Plus on apprend à donner, plus on en a envie, plus on en ressent le besoin : c’est le cercle vertueux de l’amour.

Des initiatives généreuses inspirantes

Une initiative a beaucoup fait parler d’elle ces dernières années bien qu’elle date pourtant de la période d’entre deux-guerres, à Naples : il s’agit du « café suspendu ». De plus en plus de cafés proposent ce don gratuit et anonyme : vous payez deux cafés pour le prix d’un. Une personne dans le besoin pourra alors entrer dans la brasserie, commander un café sans le payer. L’idée a ensuite été déclinée avec notamment le concept du « pain en attente ».

En Turquie, une autre habitude est née, par un phénomène d’imitation : les gens laissent volontiers les manteaux dont ils ne se servent plus accrochés à la branche d’un arbre, dans la rue. Ainsi, les personnes habitant dans la rue peuvent se les approprier, discrètement et anonymement. Ce don anonyme est le don le plus pur : il n’attend rien que la joie de savoir que nous allons rendre service à quelqu’un, donner le sourire à notre prochain.

Au quotidien de nombreuses petites attentions « anonymes » sont possibles : donner son sang, déposer un sachet de biscuits ou un bon plat fait-maison devant la porte d’un voisin esseulé, veuf ou malade, laisser sous un abribus des livres qu’on a apprécié, rien que pour le plaisir de savoir qu’ils seront lus et sûrement appréciés par d’autres.

Passer du « moi je » au « nous »

Dans le développement d’un enfant, il est une étape fondamentale à ne pas négliger : le passage de l’individualisme inhérent au jeune enfant à l’apprentissage de la vie en collectivité. Cet apprentissage ne commence pas nécessairement à l’entrée à la crèche ou à l’école, il peut être vécu en amont, au cœur de la vie de famille.

Anne, une jeune maman, en témoigne : « Je souhaite transmettre la notion de fratrie. Nous avons une salle de jeux où sont tous les jeux : tout est à tout le monde. J’essaye d’orienter le regard des enfants vers l’autre : mon frère a-t-il été servi ? J’essaie également de décomposer les tâches pour les faire tous ensemble : l’un sort les graines pour les poissons, l’autre les verse dans l’aquarium… Aussi, quand nous allons au parc, j’essaye de toujours prendre plus de goûter qu’il n’en faut afin de partager avec les autres enfants. »

Apprendre à offrir l’immatériel : du temps, de l’amour, de l’attention…

« À cause de cette générosité, le Seigneur votre Dieu vous bénira dans tout ce que vous entreprendrez. Il y aura toujours des pauvres dans votre pays, c’est pourquoi je vous commande d’être généreux envers vos compatriotes malheureux et pauvres. » (Deutéronome 15, 10-11)

La générosité ne passe pas forcément par le don de bien matériels. La générosité appelle à faire preuve de bienveillance. Si celle-ci est assez naturelle chez certains, elle demande un effort particulier pour d’autres. La bienveillance passe par l’attention portée à notre prochain, que nous le connaissions ou non. Notre attitude envers ceux qui nous entourent peut être bouleversée par quelques sourires en plus, une oreille attentive qui retient et un regard qui se veut tendre.

Caroline offre depuis très longtemps des cafés aux personnes sans-abris qu’elle rencontre dans la rue. L’empathie est contagieuse : maintenant qu’elle a un fils, ce dernier ne peut s’empêcher d’aller embrasser les sans domicile fixe qu’il croise dans la rue ! Sans forcément aller câliner tous nos voisins, peut être pouvons-nous commencer par davantage lever les yeux de nos smartphones, décoller nos oreilles de nos écouteurs et offrir ce que tout le monde peut donner : notre présence.

Se montrer généreux c’est également offrir son attention, son temps, son écoute. C’est se souvenir de la date du concours si important que passe notre ami et lui écrire un petit sms le jour J. C’est prendre le temps d’écouter sa voisine, cette dame âgée si bavarde dans l’ascenseur… si seule aussi. Être généreux, c’est accepter de « sacrifier » son dimanche pour gérer une troupe de louveteaux, rendre visite à une personne isolée, malade ou hospitalisée.

Nous avons tous besoin de nous sentir aimés, écoutés, d’exister pour autrui. Quand nous écoutons attentivement le récit de notre prochain, quand nous nous intéressons sincèrement à ses propos, nous offrons un peu de notre temps – même si notre intérêt réel pour le sujet est moindre ! – et les bienfaits de notre conversation bienveillante pourraient être plus importants qu’on ne l’imagine.

La générosité dans le Christ

Il est utile d’avoir conscience de l’amour de Dieu pour nous, afin de pouvoir (se) donner plus généreusement aux autres. Pensons à cette lumineuse maxime de l’Évangile : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement ». Donner aux autres c’est donner au Christ, c’est imiter le Seigneur et répondre à sa « Sainte Volonté » comme si bien évoqué dans la Prière Scoute, tirée d’une prière de Saint Ignace de Loyola :

« Seigneur Jésus, apprenez-nous à être généreux, à vous aimer comme vous le méritez, à donner sans compter, à combattre sans souci des blessures, à travailler sans chercher le repos, à nous dépenser sans attendre d’autre récompense que celle de savoir que nous faisons votre Sainte Volonté.
Amen. »

Si être généreux signifie partager ce que nous avons de plus précieux, l’évangélisation semble être un des plus bels actes de générosité ! Celle-ci ne nécessite pas forcément d’aller alpaguer des passants… Évangéliser au quotidien c’est irradier de l’amour du Christ, c’est vivre en suivant les commandements de notre Seigneur, afin d’être des témoins lumineux de son amour !

Accueillir la vie, faire un effort pour se plaindre un peu moins et remercier un peu plus, dire à vos proches en détresse que vous priez pour eux (et le faire !), inviter chez vous et faire de belles tablées joyeuses, sourire, rire, essayer de transmettre de la joie aux autres rien que par votre présence positive et charitable. La générosité passe d’abord par le don quotidien et simple de notre personne.

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