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Ces expressions qui ont une origine biblique : baisser les bras

© Public domain
Thomas Brigstoke., Moïse les bras soutenus par Aaron et Hour, XIXe siècle.
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Découvrez ces expressions que nous utilisons depuis notre plus jeune âge. Certaines ont tellement imprégné notre culture qu'on ne soupçonne pas qu'elles puissent avoir une origine biblique. Cette semaine : baisser les bras.

Qui n’a jamais baissé les bras face à une situation jugée difficile ? Cette expression qui traduit l’abandon, le renoncement par découragement ou lassitude, rappelle le système des ordalies au Moyen Âge. Appelées aussi « jugement de Dieu », les ordalies étaient des épreuves judiciaires, parfois terribles, souvent arbitraires.

Parmi les différentes ordalies pratiquées, l’une consistait, afin de départager deux personnes, à les attacher debout à un poteau, les bras en croix ; la première à baisser les bras était considérée comme étant la coupable car on estimait que c’était Dieu qui en avait décidé ainsi. L’expression est aussi utilisée en boxe : si l’un des boxeurs baisse sa garde par fatigue ou inattention, il risque d’être battu, s’il baisse complètement les bras, cela signifie qu’il abandonne le combat.

La victoire sur les Amalécites

Cette expression imagée est au cœur du récit de l’Exode, le second livre de l’Ancien Testament, qui raconte la grande marche du peuple hébreu hors d’Égypte, vers la terre promise. Alors qu’ils sont dans le désert et que Dieu leur a déjà donné nourriture (la manne) et eau, les hébreux se font attaquer par les Amalécites, une tribu ennemie menée par le redoutable Amalec. Tandis que Josué prend la tête des combattants hébreux, Moïse part avec son frère Aaron et l’un de leurs compagnons, Hour, sur une colline proche pour avoir une vue d’ensemble de la bataille. Il a en main le bâton de Dieu et lorsqu’il garde les bras levés vers le ciel, c’est le peuple d’Israël qui domine le combat, mais dès qu’il baisse les bras, les Amalécites reprennent l’ascendant.

« Quand Moïse tenait la main levée, Israël était le plus fort. Quand il la laissait retomber, Amalec était le plus fort. » (Exode 17, 11)

Le temps passe, Moïse commence à fatiguer, ses bras deviennent lourds. Ses compagnons le font alors asseoir sur une grosse pierre et se mettent à ses côtés, de part et d’autre, chacun lui soutenant un bras vers le ciel. Toute la journée passe ainsi, jusqu’au coucher du soleil où les Hébreux finissent par l’emporter et vaincre leurs adversaires. Ce récit nous montre aussi que dans les épreuves, il est bon d’être aidé et de rester soudés, avoir un soutien (ou deux comme Moïse !) permet plus facilement de faire face à l’adversité !

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