Aleteia

Quelle différence entre la Garde suisse et la Gendarmerie vaticane ?

© Antoine Mekary | ALETEIA
Partager
Commenter

Un livre dédié à la Gendarmerie vaticane a été présenté le 19 octobre 2017 en présence du cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, du cardinal Giuseppe Bertello, président du Gouvernorat du Vatican et de Mgr Angelo Becciu. L’occasion de mettre en avant cette force militaire du Vatican, souvent moins connue que la Garde suisse.

La particularité de cet ouvrage, intitulé Gendarmerie vaticane, des origines à nos jours, est de faire remonter l’histoire de ce corps de gendarmerie à l’édit de Milan, pris par l’empereur Constantin en 313. Tout en assurant la liberté de culte, l’empereur romain accorde au souverain pontife, évêque de Rome, une escorte militaire, tant pour sa sécurité que pour son service.

L’histoire de cette première forme de gendarmerie est ensuite attestée au cours des siècles par différents documents. À partir de 1378, les gendarmes du pape sont des Corses, en raison de leur caractère « fier et courageux ». Mais en 1798 c’est à cause d’un autre Corse que le corps est dissout : Napoléon Bonaparte, qui contraint le pape Pie VI à l’exil.

Complémentarité avec la Garde suisse

Après le congrès de Vienne de 1815, cette unité militaire de protection du pape est rétablie, et en 1870, elle reçoit son nom actuel. Avant de le perdre en 1970 lorsque Paul VI dissous tous les corps pontificaux militaires, à l’exception de la Garde suisse. Il ne s’agit alors plus d’une gendarmerie, mais d’un « Bureau de surveillance ». Revirement de situation en 2002 : Jean Paul II reconstitue la Gendarmerie vaticane.

Désormais, la sécurité personnelle du souverain pontife est conjointement assurée par la Gendarmerie vaticane et la Garde suisse pontificale. Ainsi, lors des déplacements publics du successeur de Pierre, les gendarmes surveillent le côté gauche et les Suisses le côté droit. C’est par exemple un gendarme qui, le 24 décembre 2009, a empêché une femme de se jeter sur Benoît XVI qui remontait la basilique Saint-Pierre pour la messe de Noël.

Dans leurs autres attributions, la surveillance du territoire du Vatican. En effet, la fameuse Garde suisse est uniquement dédiée au service personnel de l’évêque de Rome. Ainsi, la tranquillité du pape émérite Benoît XVI est assurée par les gendarmes, et non les Suisses.

Les gendarmes du Vatican sont actuellement 130 environ. Les recrues sont des hommes italiens de 21 à 24 ans accomplis, mesurant au minimum 1,78m. Ils doivent être catholiques et célibataires, ainsi qu’au moins bachelier. Il faut bien sûr aussi des aptitudes physiques et psychologiques, notamment depuis que la Gendarmerie vaticane a rejoint INTERPOL en 2008.

Partager
Commenter
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]