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Quand Jean-Luc Mélenchon reprochait au drapeau européen d’être une référence chrétienne

assembly paris
© LIONEL BONAVENTURE I AFP
Assemblée nationale.
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Des députés du groupe La France insoumise ont déposé un projet de texte pour modifier le règlement de l’Assemblée nationale et interdire la présence du drapeau européen dans l'hémicycle. Il y a quelques mois, Jean-Luc Mélenchon reprochait à ce symbole de se référer à la Vierge Marie.

Dans un amendement déposé vendredi 29 septembre, les 17 députés du groupe La France Insoumise expliquent : « Seuls peuvent être présents dans l’hémicycle le drapeau tricolore, au titre de l’article 2 de la Constitution, et le drapeau de l’Organisation des Nations unies, symbole de l’engagement international de la France pour le multilatéralisme et la paix ». La proposition a naturellement fait débat au sein de la classe politique. Pourtant ce n’est pas la première fois que Jean-Luc Mélenchon , le président du groupe des députés LFI, s’en prend à la présence de ce drapeau dans l’hémicycle.

Mélenchon, le drapeau européen et la Vierge Marie

À son arrivée le 20 juin dernier, le tribun avait lancé devant les caméras de LCP : « Franchement, on est obligé de supporter ça ? Attends, c’est la République française ici, ce n’est pas la Vierge Marie. Je ne comprends pas. » À cet instant le leader de LFI parlait du drapeau européen. Pour mémoire, celui-ci a été adopté le 8 décembre 1955 par le Conseil de l’Europe. L’artiste qui l’a réalisé, Arsène Heitz, devait traduire « les valeurs spirituelles et morales qui sont le patrimoine commun des peuples qui le composent » selon la commande passée par les six pays appartenant alors à un embryon d’Union européenne.

L’artiste conçoit alors un drapeau bleu sur lequel se détachent douze étoiles, pointes hautes, formant un cercle. Les membres du Conseil de l’Europe, qui l’avaient mandatés pour cette tâche, apprécient ce ciel sans nuage et se reconnaissent dans la symbolique des douze étoiles, rappelant la perfection, la plénitude et l’unité. Mais presque quarante-quatre ans plus tard, en 1989, Arsène Heitz admet s’être inspiré de la médaille miraculeuse de la Vierge Marie qui la représente avec une couronne de 12 étoiles, tel qu’évoqué par l’apôtre Jean dans l’Apocalypse. Il y est écrit : « Un signe grandiose est apparu dans le ciel, une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de 12 étoiles » (Apocalypse 12,1).

Il reste à savoir si c’est grâce à ses cours de catéchisme que Mélenchon a retenu la symbolique. Ce qui est certain, c’est que l’homme politique, qui a été enfant de chœur dans se jeunesse, manie volontiers les symboliques chrétiennes quand il bat la campagne. Souvenez-vous, pendant la présidentielle, le candidat à l’Elysée apparaissait le dimanche des Rameaux avec une petite branche d’olivier devant une foule rassemblée à Marseille. Reconnaissant connaître les catholiques « comme sa poche » et lire les encycliques, Jean-Luc Mélenchon, laïc convaincu, relancera-t-il le débat sur les racines chrétiennes de l’Europe.

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