Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Édith Piaf et sainte Thérèse de Lisieux, l’histoire d’une dévotion inconditionnelle

© DR
© DR
Partager

Icône de la chanson française, Édith Piaf était profondément dévouée à sainte Thérèse de Lisieux depuis une guérison miraculée pendant son enfance. En effet, devenue aveugle à l’âge de 6 ans, elle aurait recouvré la vue suite à un pèlerinage à Lisieux. Retour sur l’histoire d’une dévotion à toute épreuve...

Édith Gassion, née le 19 décembre 1915 à Paris, était vouée à un destin tout particulier, dès son enfance, semblerait-il. Connue internationalement sous le nom d’Édith Piaf, elle est encore aujourd’hui reconnue comme une des plus grandes voix de la chanson française, grâce à ses fameuses chansons telles que « La vie en rose », « Non, je ne regrette rien » ou encore son fameux « Hymne à l’amour ».

Sa vie est aussi brève qu’intense et débute par une enfance sans réelle attache. Fille d’une mère chanteuse de rue et d’un père contorsionniste, elle se trouve rapidement abandonnée par sa mère partie gagner sa vie. Son père, soldat pendant la Première Guerre mondiale, confie donc la jeune Édith à sa grand-mère paternelle. Celle-ci est alors patronne d’une maison close en Normandie, à Bernay, à une trentaine de kilomètres de Lisieux. La petite fille y passe quelques années avant de repartir sur les routes avec son père, une fois la guerre terminée, une itinérance où elle commence à chanter dans la rue afin de gagner un peu d’argent. C’est ainsi qu’elle est repérée, quelques années plus tard, par Louis Leplée, directeur d’une salle de spectacle sur les Champs Élysées. C’est lui qui lui donnera le surnom de « la môme Piaf », à cause de sa petite taille, et lancera sa carrière.

Tout au cours de sa vie, une multitude d’épreuves ont parsemé l’histoire d’Édith Piaf. Multipliant les amants et les histoires amoureuses à scandale, certains qualifient son existence d’une vie de « débauche ». Des funérailles religieuses lui ont même été refusées au vu de son nombre de remariages. Il y a pourtant une chose qu’on ne pourra pas reprocher à Édith : sa fidélité dans sa dévotion à sainte Thérèse de Lisieux, suite au miracle dont elle a été sujette lors de son enfance.

Destinée à être aveugle

À l’âge de 6 ans, la petit Édith développe une kératite aigüe, une inflammation de la cornée qui la rend aveugle. Malgré une multitude de traitements qui restent vains, sa grand-mère, les « filles de joie » de la maison close où elle habitait et Édith elle-même, se résignent à ce qu’elle reste aveugle. Jusqu’au jour où sa grand-mère décide d’emmener ses « filles » pour un pèlerinage à Lisieux, non loin de là, avec la petite Édith.

Elle avait entendu parler de guérisons inespérées suite à des visites sur la tombe de sainte Thérèse. Sur place, elles entament toutes de multiples prières sous les yeux curieux des habitants : voir ces « filles de joie » arriver, bien qu’habillées de leur mieux, avec une petite ayant un bandeau noir sur les yeux, est pour le moins insolite. Devant la tombe de sainte Thérèse, elles frottent le front de la petite Édith avec de la terre puis implorent la sainte dans leurs prières de venir en aide à leur petite protégée.

Un miracle inexpliqué

Quelques jours plus tard, Édith commence à recouvrer la vue, sous le regard réjoui des filles de la maison close et de sa grand-mère. Les médecins sont incrédules. Toujours est-il que la petite fille a alors retrouvé l’usage de ses yeux et pu ainsi repartir quelques années plus tard sur les routes avec son père pour donner des spectacles de-ci de-là. Tout au long de sa vie, Édith attribue ce miracle aux nombreuses prières adressées à Thérèse de Lisieux et développe dès lors une dévotion à la sainte.

Une croyance à toute épreuve

À partir de ce moment, Édith est allée régulièrement au mois de septembre, à la date anniversaire du retour au ciel de Thérèse, prier au Carmel de Lisieux. Elle a gardé toute sa vie une médaille à l’effigie de la sainte autour de son cou. Avant chaque spectacle, elle se signe et prononce toujours la même prière de protection : « Thérèse, maintenant, je chante pour toi ! ». Édith la considére comme sa sœur spirituelle, et il s’avère qu’elles aient été cousines au quatorzième degré du côté paternel d’Édith…

À travers toutes les épreuves de vie, cette foi ne s’est jamais altérée. Pourtant, Édith a connu la le décès de son enfant Marcelle à l’âge de 2 ans et demi d’une méningite foudroyante, ainsi que la perte de plusieurs amis, amants dont notamment la mort de l’amour de sa vie le boxeur Marcel Cerdan… Elle a pourtant gardé la foi jusqu’au bout.

Quelques jours avant sa mort, elle dit à son infirmière :

« Il n’est pas possible qu’une fois mort, on ne soit vraiment que poussière… Il y a quelque chose qui nous échappe, que nous ne connaissons pas… Je crois en Dieu. Il serait trop injuste que ceux qui ont souffert sur cette terre ne trouvent la paix que réduits en poussière. Le Paradis viendra… après le Jugement dernier ».

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]