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L’Église inquiète pour cinq prêtres enlevés en RDC

© Junior KANNAH / AFP
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Le président de l’épiscopat congolais Mgr Utembi Tapa appelle les ravisseurs à « revenir à la raison » et à ne pas s’en prendre à eux ni aux biens ecclésiastiques sous prétexte d’une soi-disant « interférence » de l’Église dans la vie politique du pays.

L’Église au Congo est toujours sans nouvelles des deux prêtres Pierre Akilimali et Charles Kipasa, arrachés à leur paroisse Notre-Dame des Anges de Bunyuka, sur le territoire du diocèse de Beni-Butembo, il y a déjà deux mois. Le scénario se répète. Ces enlèvements, survenus dans la nuit du 16 au 17 juillet dernier, s’ajoutent à ceux de trois prêtres assomptionnistes, dont l’Église est sans nouvelle depuis octobre 2012. Jean-Pierre Ndulani, Anselme Wasikundi et Edmond Bamutute relèvent de la paroisse Notre-Dame des Pauvres de Mbau, à une vingtaine de kilomètres de Beni, zone effectivement connue pour son haut niveau d’insécurité à cause de la présence de différents groupes armés se disputant les énormes ressources naturelles locales (coltin, étain, or, bois…).

Des pasteurs, pas des politiques

Les prêtres « ne sont pas engagés dans les actions politiques. S’il y a eu des appels de la part de certains agents pastoraux, c’est dans le cadre de l’engagement civique, le respect des valeurs comme la justice, la paix et la réconciliation », a déclaré dans une conférence de presse à Bruxelles Mgr Marcel Utembi Tapa, archevêque de Kisangani et président de la Conférence épiscopale du Congo (CENCO). Après avoir une nouvelle fois dénoncé ces enlèvements, l’évêque, sans désigner d’éventuels responsables, a invité « les uns et les autres à revenir à la raison », et à libérer ces prêtres « pour qu’ils puissent vaquer à leurs occupations pastorales ».

Selon l’agence Fides, le climat de tension dans la région s’est accentué avec l’impasse politique et institutionnelle dans laquelle se trouve le pays depuis presque un an, à cause de son incapacité à organiser des élections présidentielles et législatives. Ces élections auraient du avoir lieu en décembre 2016, c’est-à-dire à la fin du mandat présidentiel de Joseph Kabila, mais elles sont depuis sans cesse repoussées.

Une médiation n’est pas une interférence

L’Église a joué un rôle de médiateur dans l’accord de la Saint-Sylvestre, lequel prévoyait le déroulement de l’élection présidentielle avant la fin de cette année mais il n’a pas été appliqué. Certaines forces politiques voient dans la tentative de médiation des évêques une interférence dans la vie politique nationale, provoquant des représailles contre le personnel et les biens ecclésiastiques. Mgr Utembi Tapa semble partager cette thèse.

Les ravisseurs, selon lui, sont « évidemment les ennemis de l’Église catholique, ceux qui ne veulent pas que les choses changent et ceux qui trouvent que leurs intérêts sont menacés par certaines prises de position de l’Église », a-t-il déclaré devant les journalistes. Cependant, a rappelé le président de la CENCO, l’Église ne fait que « prêcher la justice, la paix et le respect du bon gouvernement dans le cadre de sa doctrine sociale ».

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