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Les 5 fois où votre époux mérite que vous lui accordiez le bénéfice du doute

© Shutterstock

Elizabeth Pardi - Publié le 30/08/17

Imaginez-vous toujours le pire ? Si oui, essayez d'appliquer ces précieux conseils pour transformer votre relation.

Durant votre mariage, vous vous êtes surement rendu compte de quelque chose de fondamental concernant la plupart de vos querelles de couple : elles surviennent en général quand l’un de vous deux s’attend au pire de la part de l’autre. Lorsque votre mari laisse traîner quelque chose ou qu’il rentre plus tard que prévu, vous avez ainsi peut-être tendance à penser qu’il le fait par paresse ou par négligence. Et si vous preniez la peine de lui laisser le bénéfice du doute ?

C’est une mentalité destructrice, mais rassurez-vous, vous n’êtes probablement pas la seule à penser comme ça. « Lorsque l’on est avec quelqu’un depuis longtemps, il est habituel de partir du principe que l’on sait pourquoi il pense ou fait quelque chose », explique la conseillère conjugale Sara Freed. « Or, quand on suppose que la personne a des intentions négatives, cela peut devenir un gros problème. »

En réalité, vous savez rarement ce qui traverse l’esprit de votre mari quand il fait quelque chose qui vous agace. La plupart du temps, quand vous lui faites part de votre exaspération, toujours gentiment et de la manière la plus courtoise possible (sarcasme total…), vous finissez par vous sentir mal d’avoir imaginé qu’il avait les pires intentions qu’il soit. Apprenez progressivement à vous défaire de cette habitude parce que, en toute sincérité, votre homme ne cherche qu’à vous rendre heureuse. Ne l’oubliez pas !

Voici des exemples de situations où vous pourriez être tentée d’imaginer le pire, suivis d’explications sur la manière dont vous devriez adapter votre point de vue et donner le bénéfice du doute à votre mari.

Cas n°1 : il laisse traîner des vêtements sales sur une chaise

Supposer le pire : Il est trop paresseux pour les mettre dans le panier et part du principe que je les ramasserai.

Le bénéfice du doute : Il n’a pas porté les vêtements suffisamment longtemps pour qu’il faille les laver, donc il les laisse là pour les remettre et m’éviter de faire trop de lessives.

Le bon conseil : « Je veux que vous considériez cette simple possibilité », déclare Sara Free. « Soyez curieuse, pas furieuse. Quand quelque chose vous contrarie, cherchez à comprendre pourquoi. » Au lieu de critiquer et de supposer le pire, je peux lui demander gentiment s’il a une raison pour laisser les vêtements là. Comme il sait que le désordre est pour moi une source de stress, il a sûrement une bonne explication.


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Cas n°2 :  il est sur son ordinateur, me laissant le ménage et les enfants à charge

Supposer le pire : Il ne sent pas suffisamment concerné pour laisser ses e-mails ou les réseaux sociaux, et venir m’aider.

Le bénéfice du doute : Il fait quelque chose de productif, comme payer les factures en ligne, il aura donc plus de temps à me consacrer quand les enfants seront couchés.

Le bon conseil : Selon Amanda Iles, coordinatrice d’une association pour les familles dans son église en Louisiane, « pour éviter les conclusions hâtives, apprendre à gérer ses émotions pour donner le bénéfice du doute peut réduire le nombre de disputes et peut nous éviter de heurter notre conjoint. Ce processus de gestion des émotions implique que l’on suppose que notre mari a les meilleures intentions. Même s’il était sur Facebook, je peux choisir d’être clémente, croyant qu’il ne négligerait jamais délibérément de m’aider quand j’ai besoin de lui. Il me suffit de demander.

Cas n°3 : il reste tard au bureau

Supposer le pire :  Son travail est plus important que sa famille.

Le bénéfice du doute : Il a des projets urgents au travail qui nécessitent son attention et il reste tard pour les achever car il prend sa carrière au sérieux, étant donné qu’elle lui permet de subvenir aux besoins de sa famille.

Le bon conseil : Dans son livre révélateur, For Women Only (ouvrage non traduit en français), Shaunti Feldhahn évoque les doutes fréquents qu’ont les femmes quand leurs maris travaillent beaucoup, pensant qu’ils n’aiment pas passer du temps avec leur famille et ne font pas d’elle une priorité. S. Feldhahn explique que sur tous les hommes qu’elle a interrogés concernant leurs longues heures de travail, « la grande majorité avait ce que je qualifierais de motivation désintéressée, répondant que s’ils ne travaillaient pas autant, ils laisseraient tomber leur famille et/ou leur entreprise. » En d’autres termes, je dois garder à l’esprit que sa motivation première en restant tard au bureau ne vient pas de son envie d’y être, mais de son objectif de subvenir convenablement à nos besoins.


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Cas n°4 : il est de mauvaise humeur

Supposer le pire : Il se montre immature, râlant pour quelque chose d’insignifiant, et il me met de mauvaise humeur par la même occasion.

Le bénéfice du doute : Quelque chose de stressant se passe dans sa vie mais il n’est pas encore prêt à en parler. Le mieux que je puisse faire est d’être patiente et de le soutenir pour qu’il se sente en confiance et qu’il vienne me parler une fois qu’il sera prêt à s’ouvrir.

Le bon conseil : Le dr Alex Lickerman du magazine Psychology Today remarque que la mauvaise humeur d’une autre personne est « l’occasion d’exercer sa compassion. » C’est particulièrement vrai quand il s’agit de notre conjoint. C’est facile d’être agacé par sa mauvaise humeur étant donné que nous avons tendance à dépendre de lui pour nous sentir bien, mais le Dr Lickerman nous conseille de le regarder temporairement sous un autre jour. Il affirme que ce qui l’empêche d’être touché par la mauvaise humeur de sa femme est « d’établir une distance émotionnelle juste suffisante dans mon esprit pour la dissocier du rôle qu’elle joue dans ma vie et pour la voir plus comme un être humain à part entière. » Mon mari, bien qu’il contribue à mon bonheur, est un être humain qui, par conséquent, sera forcément de mauvaise humeur de temps à autre.

Cas n°5 : il ne me fait pas souvent de compliment

Supposer le pire : Il ne me trouve pas attirante ou ne m’apprécie pas à ma juste valeur.

Le bénéfice du doute : Il n’exprime pas son amour par des paroles valorisantes, ce n’est donc pas naturel pour lui d’exprimer verbalement ses sentiments, sa reconnaissance et son attirance. Ce n’est pas pour autant qu’ils ne ressent pas tous ces sentiments régulièrement, il les exprime simplement différemment.

Le bon conseil : Dans son livre révolutionnaire « Au coeur des 5 langages de l’amour », Gary Chapman livre le message global selon lequel « nous devons apprendre à exprimer notre amour dans le langage que notre conjoint comprend si nous voulons communiquer efficacement à ce sujet. »

Donner le bénéfice du doute à mon mari implique que je dois non seulement me rappeler qu’il m’aime et qu’il me fait confiance, mais que je dois aussi garder à l’esprit les différentes formes sous lesquelles il me le montre, tel que le contact physique ou les services rendus.

Je ne peux qu’imaginer le nombre de disputes que les couples pourraient éviter s’ils se donnaient naturellement le bénéfice du doute et s’ils réagissaient avec clémence en cas de déception. Malheureusement, comme dans de nombreux domaines du mariage, cela demande des efforts. Est-ce facile ? Non. Cela en-vaut- il la peine ? Absolument, car quand nous pensons à notre conjoint de la meilleure façon qu’il soit, et nous devenons bien plus capables de construire la meilleure relation possible.


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